ORGANES GÉNITAUX DE L’HOMME
De la virulence du liquide de l’hydrocèle symptomatique de la tuberculose testiculaire.
Ann. des Maladies des organes génito-iirinaires, 1891, t. IX, pp. 701-706.
Cytodiagnostic des hydrocèles (en collaboration avec Milian). Compte rendu des sé-nc s de la Soc. de Biol., Paris, 1901, t. LUI, 3 janvier, pp. 7-8.
Ectopie testiculaire intermittente. Orchidopexie. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir.., 1833,
Ectopie testiculaire simple ou compliquée de hernie congénitale; son traitement par la
célorraphie. Büll. et Mém. de là Soc. de Chir., 1888, p. 480.
traitement d’épreuve est dans bien des cas notre seul critérium.
la verge et parfois, non sans exercer sur cet organe des violences qui aboutissent à la rupture de quelques alvéoles du tissu spongieux. A cette rupture fait suite un noyau cicatriciel qui ajoute son inextensibiiité à celle de l’induration persistante; de là aggravation rapide du symptôme déviation. Aujourd'hui, en présence de sujets jeunes, nous n’hésiterions peut-être pas, pour remédier à de tels incon-
gêner l’exécution. Ces. complications, le plus souvent,, cèdent ii un traitement simple bien approprié et, tant qu’elles ne menacent pas le fonctionnement des voies supéi'ieures réno-urétérales, elles ne créent.pas d’indication opératoire. Ces menaces sont : l’impossibilité définitive d’évacuer la vessie, les hématuries persistantes, .l'infection vésicale chronique, rebelle à toutes les médications, à tous les topiques essayés consciencieusement suivant les préceptes établis par le professeur Guyon., Le cathétérisme reste donc la méthode de choix qui convient à l’immense majorité des malades.
Le traitement opératoire a pour but de sectionner ou de supprimer l’obstacle. ^'opération de BoUini, améliorée par Freudenberg, donne la même mortalité que la prostatectomie et ne met pas à l’abri des récidives. Xi ablation partielle de la proslale n’est applicable qu'à des cas très restreints oh l’adénome s’est développé sur une des glandes périurétrales au niveau du col. \j ablation totale est actuellement la méthode do choix, recommandable par le nombre de faits publiés et les résultats thérapeutiques obtenus. La mortalité globale oscille autour de 4 p. 100. Le rétablissement de la miction spontanée et la disparition des accidents infectieux vésicaux sont la règle chez les opérés. La déchéance génitale est habituelle.
. Toutefois, par ablation totale, il faut entendre seulement l'ablation de la totalité de la tumeur, et non pas celle de toute, la prostate. Il est anatomiquement impossible d’énucléer une prostate saine, il est anatomiquement impossible d’énu- 'cléer une prostate hypertrophiée. Ce que l’on prenait pour une prostate hypertrophiée n’est, en réalité, qu’un adénome développé au sein du complexus musculoglandulaire qu’est la prostate, en refoulant et comprimant à la périphérie le tissu prostatique. L’examen histologique des parois de la loge occupée par cette tumeur le démontre péremptoirement
La mie périnéale et la voie transvésicale ont toutes deux leurs avantages et leurs inconvénients. Les deux voies combinées s'appliquent à des cas spéciaux. L’ablation par le périnée semble plus difficile ; peut-être un peu plus bénigne, elle est suivie d’une déchéance génitale à peu près fatale. La suture totale de l’urètre est un perfectionnement dans sa technique, le procédé par morcellement est plus long, l’hémisection est plus rapide. Les compiications opératoires les plus fréquentes sont lés fistules urinaires. La mortalité est de 4 p. 100. Les résultats thérapeutiques semblent moins parfaits qu’après l’ablation par voie haute ; les malades à rétention chronique et incomplète conservent quelquefois; après l’opération, une rétention de quantité moindre.
La prostatectomie transvésicale s’exécute très rapidement, 'sa technique est facile, l’ablation est complète, sa mortalité est un peu plus élevée (environ 8 à .6 p. 100), son danger réside dans l’infection périvésicale par drainage insuffisant, •Ses résultats thérapeutiques sont parfaits, l’évacuation complète, spontanée de la
vessie est la règle, la pollakiurie est rare, la puissance génitale est conservée le plus souvent. ■
Les indications opératoires, en général, résident dans la menace d’une distension définitive ou d’une infection des voies supérieures de l’arbre urinaire, et cette indication est impérieuse si cetic rétention est septique. Mais il ne faut comprendre sous cette dénomination que les prostatiques qui ne peuvent être régulièrement sondés et dont l'infection résiste à tous nos moyens daction. On fart trop souvent bon marché des moyens simples et, au premier incident, on propose et on pratique une opération qu’un traitement anodin éviterait certainement. C’est dire que l’intervention doit être l’exception et non pas la règle dans le traitement du fibro-adénome sénile de la prostate. Elle doit être pratiquée autant que possible à froid, c’est-à-dire en dehors des périodes d’accidents et de .complications locales et générales. L’àge du malade, si ses viscères fonctionnent normalement, le volume de la glande, l’ancienneté des troubles de rétention ne créent aucune contre-indication opératoire et ne peuvent faire préjuger du résultat thérapeutique. Au contraire, l’état des reins bien examiné, les tares organiques portant sur le cœur, le foie, le poumon, la nutrition générale et certains états scléreux prostato-vésicaux peuvent créer des contre-indications.
Le choix entre la voie périnéale et la voie hypogastrique, doit s’inspirer de plusieurs constatations : d’abord de l’évolution vésicale habituelle ou périnéale du néoplasme; puis du volume de la prostate, les petites prostates scléreuses étant justiciables de la voie périnéale ; de l’embonpoint considérable des opérés, qui réclame également cette voie; et enfin de l’habitude ou de l’habileté de chacun. Dans les conditions moyennes, les deux voies accusent les mêmes échecs, mais, pour le moment,' la voie périnéale donne dés résultats thérapeutiques moins complets avec itne mortalité légèrement plus faible. Pour ma part, je regarde comme infiniment plus important de savoir guels- malades on devra- opérer que de trancher le débat sur la meilleure voie à suivre. L’avenir est aux indications plutôt qu’à la technique opératoire.