TESTICULE ET SES ENVELOPPES
De la virulence du liquide de l’hydrocèle symptomatique de la tuberculose testiculaire. Ann. des Maladies des organes génito-urinaires, 1891, i. IX, p. 701.
Dans une série d’expériences et d’examens bactériologiques, faits dans mon service, j’ai cherché avec Wurtz si, dans la tuberculose tesliculaire, le liquide de l’hydrocèle possédait les propriétés virulentes que l’on trouve dans les liquide?
CHIRURGIE GYNÉCOLOGIQUE
La chirurgie gynécologique, si féconde en résultats heureux lorsqu’elle est pratiquée avec une technique précise, nous a intéressé particulièrement. Nous avons insisté sur les questions en voie d’évolution, tant au point de vue symptomatologique que thérapeutique.
Frappé par le grand nombre des interventions radicales pratiquées en gynécologie, nous nous sommes. efforcé de montrer que l’opération devait être proportionnée aux lésions, que souvent utérus ou annexes pouvaient être conservés. Nous avons établi dans différents travaux ces tendances conservatrices, et nous avons étudié, guidé par elles, le rôle de la colpotomie dans les suppurations pelviennes, l’extirpation des fibromes utérins avec conservation de l’utérus et des annexes, la conservation des ovaires dans certaines annexites.
Uréthrovaginite chronique; cystite secondaire. Phlegmon de la cavité prépéritonèale de Retzins. Mort. Progrès Méd., 1885, 2' S., t. I, p. Ml (en collaboration avec M. Para).
Opération césarienne ponr une grossesse compliquée de fibromyomes de l'utérus et du ligament large. Ann. de Gynéc. et d'Obsl., 1889, t. XXXII, pp. 321-327.
Pièce provenant d’une grossesse extra-utérine opérée par laparotomie. Butl. et Mém. de la Soc. de Chir., 1890, p. 287.
Grossesse extra-utérine. Fœtus de deux mois et demi dans l'abdomen. Laparotomie. Guérison. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 1893, p. 626.
Fibrome utérin avec anurie datant de quatre jours. Hystérectomie abdominale. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 1893, 11 oct., p. 535.
l’hystérectomie n’inlervient alors que rarement, car les phénomènes septicémiques finissent par s’éteindre. Ces propositions qui datent de dix ans sont actuellement classiques.
CONSERVATION DE L’UTÉRUS ET DES OVAIRES DANS LES OPÉRATIONS POUR ANNEXITES
Conservation des ovaires et de Tutérus dans les opérations pour annexites. Bull, et
Mém. de la Soc. de Chir., 1905, 7 juin, p. 5S7.
l’ouverture de: la trompe; la salpingorraphie suffit à assurer la' perm'éabilité du canal èt l’étanchéité de la plaie. Je crois l’ablation de ces fibromes d’aütant plus nécessaire que la compression qu’ils exercent sur la lumière de la trompe constitue à mon sens un accident qui a sa part dans les complications de ces néoplasmes ; ils sont l’origine de ces collections aseptiques séreuses ou sanguines contenues si souvent dans la trompe. Telle est la technique que j’ai appliquée. Le traité de Gynécologie du professeur Pozzi l’a rendue classique. Les fibromes enlevés étaient circonscrits, adhérents ou enkystés, durs ou mous, pleins ou kystiques ; dans un cas récent, j’ai extirpé, sous l’àneslhésie médullaire, un myome kystique diffus du volume des deux poings, ramifié, mou, diffluent, se déchirant à la moindre traction. L’opération fut laborieuse et dura une heure. Je dus faire le morcellement à travers l’incision utérine. Ma malade guérit sans l’ombre d’un incident. La cavité utérine n’avait d’ailleurs pas été ouverte.
Je ne saurais trop recommander l’usage des crochets-, ils facilitent singulièrement l’opération quand on sait les fixer au bon endroit, c’est-à-dire profondément et au voisinage des points adhérents.
Les résultats immédiats de cette opération sont des plus encourageants. La mortalité opératoire générale est actuellement de 2,7K p. 100. Dans deux cas, qui remontent au début de ma pratique, eh effet, où l’opération avait été très laborieuse, nos malades présentèrent,, dans: les jours qui suivirent l’opération, des symptômes de réaction péritonéale du côté du petit bassin, symptômes qui ne cédèrent qu’avec l’ouverture du cul-de-sac postérieur. Ce sont d’ailleurs les seules complications post-opératoires que j’aie notées et qui résultaient de mon inexpérience.
Quant aux résultats éloignés, si nos opérations récentes ne peuvent les assurer, nos faits anciens ont été parfaits à cet égard, et voici les chiffres relevés par mon élève Zwibel dans sa thèse : sur 862 opérations, 4 récidives, soit 0,75 p. 100, et, fait à signaler, 18 grossesses consécutives, soit 3,2 p. 100.
Les objections se sont élevées contre mon procédé ; lenteur, difficulté, longueur des suites opératoires, dangers plus grands; la plus importante de ces objections, la seule réelle, ce n’esbqias la possibilité du développement d’un cancer dans cet utérus, mais c'est la récidive possible du fibrome. Cette récidive je ne l’ai pas encore,vue, mais elle existe certainement. Mon élève Zwibel sur 502 énucléations arrive au chiffre de 0,75 p. 100; on peut prétendre que ce chiffre est trop faible'. Mais pour que cette récidive devienne une objection sérieuse, il faut deux conditions .premières ; 1° l’opération pratiquée a dû être une énucléation et non une myomectomie; 2“ l’opérateur a dû faire après son énucléation une exploration attentive de l’utérus pour slassurer qu’il avait bien enlevé tous les fibromes appréciables et surtout ceux qui avoisinent la cavité utérine. Je n’accepterai donc pas comme
exemples de récidive les cas où après avoir enlevé un fibrome pédiculé. souspéritonéal on s’èst cohlenté de suturer son incision, pas plus qu’une opération où le gros fibrome énucléé on se contentera de refermer rapidement l'utérus et
' Si je crois ù la rareté de la récidive après les énucléations bien complètes, c'est que nous savons la gêne, l’obstacle apportés au développement des fibromes par les troubles de la circulation utérine. Nous savons quel rôle jouent les ligatures dites atrophiantes et la castration qui font rétrocéder les myomes, dans un très grand nombre de cas. 11 est probable que les troubles circulatoires provoqués par l’hystérotomie et les sutures contribueront pour une part à diminuer
Sur les accidents liés au sphacèle des fibromes. Bull, et Mém. de la Soc. de Chir., 1898, 6 avril, p. 366.
Je m’efforçai de faire ressortir la différence à établir entre la septicémie et le sphacèle. Les fibromes infectés donnent lieu à des accidents septicémiques, contre lesquels notre intervention reste souvent sans résultat.
Dans les fibromes sphacélés, la gravité varie avec le siège sous-péritonéal, interstitiel ou sous-muqueux. Toutefois l’intervention m’a donné des succès dans ces différents cas.