ANATOMIE PATHOLOGIQUE GÉNÉRALE
Mémoire sur les tumeurs épithéliales du col de lutérus.
(Journal de l’anatomie, dirigé par Ch. Robin, 1864.) '
Ce mémoire, accompagné de deux planches lithographiées, est basé sur l’examen microscopique et l’observation de cinquante-cinq faits dont cin-
quante-deux avec autopsie complète. Aussi ne comprend-il pas seulement la détermination de la variété anatomique-des tumeurs, mais en même tempstoute la statistique nécroscopique, la propagation de la néoplasie aux organes voisins et sa généralisation, et l’histoire détaillée des complications multiples qui accompagnent le carcinome et le. oancroïde de l’utérus.
Sur la production de tumeurs épithéliales dans les nerfs. ■■
(Même recueil, 1864.)
C’est en quelque sorte la suite du précédent travail, la description et la représentation dans une planche des lésions des nerfs sciatique et crural dans certains cas de tumeurs du col de l’utérus où il existe ûne douleur très-vive le long de ces nerfs.
Contributions à l’histoire du développement histologique des tumeurs épithéliales.
Étude du rôle des glandes dans le développement des carcinomes de la mamelle, de l’estomac, de l’intestin, etc.
Contributions à tétude du développement histologique des tumeurs épithéliales.
Suite du mémoire précédent. Il contient les différents modes de développement du cancroïde cutané, et une observation dans laquelle la tumeur avait envahi l’os du bras.
L'Académie avait posé la question suivante : «Existe-t-il des caractères » anatomiques spécifiques du cancer et quelssont ces caractères ? »
11 a été répondu à cette question par la détermination anatomique de chacune des variétés de tumeurs qu’on peut appeler cancéreuses d’après leur marché clinique et leur gravité. Mais s’il est toujours possible de diagnostiquer anatomiquement chaque variété de ces tumeurs, on ne peut leur reconnaître de caractères histologiques communs, à moins de regarder le mot cancer comme synonyme du mot carcinome qui est lui-même défini histologiquement.
De la mélanose.
Les auteurs se sont.attachés dans ce travail à bien déterminer les variétés de tumeurs mélaniques chez l’homme et chez le cheval, tumeurs qui sont: les mélanoses simples, les fibropies, les sarcomes et les carcinomes mélaniques.
Manuel Æhistologie pathologique.
Le plan suivi dans ce manuel est emprunté à la classification et à la méthode de l’histologie normale.
A l’histologie générale correspond en effet l’anatomie pathologique générale comprenant les lésions des éléments cellulaires, c’est-à-dire l’inflammation et les tumeurs en général : c’est la première partie de l’ouvrage.
A l’histologie des tissus et des systèmes correspond leur anatomie pathologique : telle est la seconde partie.
La troisième partie comprendra l’anatomie pathologique des organes.
Première partie. — Anatomie pathologique générale , in-12 de 310 pages avec 168 figures. G. Baillière, 1869. — Les auteurs ont décrit d’abord les altérations des cellules et des parties élémentaires des tissus survenues sous l’influence de la mort, par suite d’une nutrition insuffisante (atrophie) ou allé-
rée (dégénérescence muqueuse, séreuse, amyloïde, adipeuse, calcaire, etc.), et enfin à la suite d’une exagération de la nutrition (inflammation).
L 'inflammation, regardée avec la majorité des auteurs comme une exagération des forces physiologiques, est définie par eux : la série des phénomènes observés dans les tissus ou dans les organes , analogues à ceux produits artificiellement sur lés mêmes parties, par laction d’un agent irritant physique ou chimique. Aussi commencent-ils son histoire par l’inflammation produite expérimentalement chez les animaux et dans les divers tissus. Ce chapitre, dans lequel est traitée l’inflammation expérimentale du cartilage, du grand épiploon, de l’os, du tissu cellulo-adipeux sous-eutané, etc., est écrit d’après des expériences originales, plein de faits nouveaux établissant le rôle que jouent les cellules préexistantes ou fixes des tissus.. Aujourd’hui qu’il est parfaitement démontré, d’après les expériences deConheim maintes fois vérifiées, que les globules blancs sortent des vaisseaux par diapédèse (Conheim), on a une certaine tendance à ne rien voir autre chose dans l’inflammation. Les auteurs du Manuel se sont élevés contre cette manière de voir, en montrant l’exagération de la nutrition, la tuméfaction et la multiplication des cellules dansdes parties où les globules blancs ne sauraient pénétrer, par exemple dans les capsules du cartilage.
L'étude des tumeurs comprend les deux tiers du volume. Les auteurs se sont efforcés d’en donner, dans leur généralité, aussi bien que dans chacune de leurs variétés, une définition précise, une classification aussi naturelle que possible, et de mettre à même le lecteur de pouvoir toujours en faire le diagnostic anatomique, pour peu qu’il soit familiarisé avec le microscope.
Une tumeur est toute masse constituée par un tissu de nouvelle ■ formation (; néoplasme) ayant de la tendance à persister ou à s’accroître..
La tumeur diffère du néoplasme inflammatoire en ce que celui-ci tend toujours A disparaître ou à reproduire le tissu dans lequel il s’est développé. Les tumeurs au contraire vivent d’une vie en quelque sorte indépendante et se développent aux dépens de l’individu sur lequel elles sont implantées, même lorsqu’elles sont bénignes : le malade porteur d’un lipome, par exemple, peut maigrir sans que la tumeur cesse de s’accroître.
Les tumeurs sont soumises A deux lois générales :
1° Le tissu qui les forme a son type dans un tissu de l’organisme à l’état embryonnaire ou à l’état de développement parfait (J. Millier).
2" Les éléments cellulaires d’une tumeur dérivent d’éléments cellulaires préexistants de l’organisme (Virchow).
La classification des tumeurs repose entièrement sur la première de ces lois, et MM. Cornil el Ranvier se sont efforcés de rapprocher le tissu de chaque tumeur du tissu normal qui en est le plus voisin pour lui donner son nom et sa place dans une classification naturelle. Bien que cette méthode paraisse la plus simple et celle .qui s’impose tout d’abord, elle n’avait été tentée par aucun anatomo-pathologiste pour toute la série des tumeurs. Tantôt on s’était basé sur une analogie grossière, tantôt sur la forme d’un élément cellulaire dominant, mais non sur l’ensemble delà constitution du tissu, ce qui est la méthode la plus rationnelle.
Les tumeurs ont par conséquent été divisées en dix groupes correspondant : le sarcome, au tissu embryonnaire; les fibromes , myxomes , lipomes, carcinomes, etc., au tissu fibreux; 1 ’ostèome, au tissu osseux ; les chondromes , au tissu cartilagineux, etc. .
Bien qu’on ne puisse pas prétendre qu’une pareille classification soit immuable, cependant elle parait répondre le mieux, pour le moment, à l’état actuel de la science.
Dans la plupart des chapitres qui ont trait à chaque variété des tumeurs, des faits nouveaux ont été ajoutés à ce qui était déjà connu ; la structure et la compréhension de certaines d’entre elles ont été modifiées profondément par des données nouvelles. Ainsi, dans la variété appelée sarcome angioliihique, les petits grains que plusieurs auteurs considéraient comme, des globes, épidermiques et qui avaient fait donner par Virchow le nom de gliome a la tumeur, en vertu d’une analogie grossière avec la terre glaise, ont été reconnus comme étant des bourgeons vasculaires calcifiés. L’état embryonnaire spécial des vaisseaux dans les sarcomes à marche rapide et les conséquences de cet état relativement à la circulation de ces tumeurs, les imprégnations d’argent appliquées à l’étude des tumeurs, certaines modifications des glandes • dans le développement du carcinome, la disposition des éléments dans les gommes syphilitiques, l’état des vaisseaux lymphatiques à leur pourtour, la description des tubercules du corps thyroïde, la disposition des tubercules morveux autour des bronches, sont autant de faits ou complètement nouveaux, ou mieux étudiés qu’ils ne l’avaient été jusqu’ici. Il en est de même du développement et de la disposition des lamelles osseuses dans les osléomes, des
modifications histologiques des lymphadénomes, du rôle des glandes dans le développement des épithéliomès, de la structure des épitheliomes à cellules cylindriques , de la genèse des papillo^adénomes et de leur structure, etc. Citons aussi comme un fait étrange et inattendu Xinfiltration mélanique des cellules épithéliales des acini mammaires dans la mélanose simple.
Cette première partie du Manuel d histologie estterminée par un-tableau analytique permettant d’arriver au diagnostic anatomique des tumeurs par une série de caractères et une méthode dycotomique comparable à la flore qu’on consulte pour déterminer une plante.
Seconde partie. — Maladie des systèmes et. des tissus, in-12 de 310 pages, avec 80 figures, 1872. Elle comprend l’étude des lésions du tissu osseux, du tissu cartilagineux, des articulations, du tissu conjonctif et des séreuses, du tissu musculaire, du sang, du coeur, des vaisseaux sanguins et lymphatiques, des ganglions, et enfin du tissu nerveux, du cerveau et de la moelle épinière.
Les altérations des os et des articulations, dont plusieurs avaient été le sujet de mémoires de M. Ranvier, sont complètement décrites au point de vue histologique et sous un jour nouveau. Les maladies du tissu conjonctif, l’œdème, le phlegmou, les inflammations des séreuses, sont étudiés en tenant compte de la structure normale du tissu conjonctif donnée par M. Ranvier.
Les lésions des artères et des veines, et en particulier les chapitres consacrés àl’artérite, aux anévrysmes, aux ligatures, aux varices, présentent au lecteur des considérations et des faits nouveaux.
La troisième partie sera consacrée à l’histologie pathologique des organes respiratoires, digestifs, urinaires, etc.
Comparaison d'un polype muqueux bénin du rectum avec une variété de
tumeur encephaloide de la muqueuse du rectum ( epithéliome ci cellules
Cancer squirrheux du sein droit, généralisation de linfection cancéreuse.
Dans ce cas, les os du crâne, des vertèbres, les mi larynx, des bronches, etc., étaient envahis par la gér
Phthisie pulmonaire, cancer squirrheux du sein. — Angioleucite réticulaire. — Névralgie intercostale. — Autopsie. — Granulations cancéreuses des plèvres , de la surface du foie , du péricarde, des bronches, du poumon. — Nêvromes cancéreux des nerfs intercostaux.
Dans ce cas, les nêvromes cancéreux secondaires, coïncidant avec les névralgies observées pendant la vie, donnaient un grand intérêt à l’autopsie.
Lipome des gencives.
Adénome kystique du sein.
Tumeur, du col utérin (épitheliome à cellules cylindriques à son début).
(Même recueil, 1864, p. 82.)
Cancer dit sein et des os, kystes des os, cancer de tos iliaque.
Cancer de [utérus. — Augmentation considérable des parois de lorgane par infiltration cancéreuse. — Cancer de la trempe gauche et de la vessie.
Rapport sur un cas remarquable denchondrome , présenté par M. Landetta.
Les ganglions lymphatiques, les parois de la vessie et de la veine crurale avaient subi la transformation cartilagineuse.
Rapport sw• un cas <t hypertrophie du corps thyrdide, présenté par M. Zavizianos.
Rapport sur un cas de mélanose généralisée , présenté par M. Peutevé.
Tumeurs gommeuses de nature syphilitique des testicules et des poumons.
(Même recueil, 1861, p. m.)
Cancroïde utérin; phlegmon de la fosse iliaque , névrite chronique du nerf crural du même côté.
Cancrdide de la portion vaginale du col et du vagin. —Altération de même nature des nerfs sciatique et crural du côté gauche.
Cancroïde du col utérinpropagé auxvaisseaux lymphatiques de lutérus.
Productions hétéradéniques dù col de l'utérus.
Organes génito-urinaires (l'une fernrm affectée dé canter de l’utérus.
Cette observation est un exemple d’une lésion très-commune dans le cancer utérin, et qui consiste dans une cystite chronique avec production de petits .kystes folliculeux autour de l’origine de l’urèthre. Ces petits kystes sont tapissés •d’un épithélium pavimenteux.
Nouvelles recherches de chimie et dhistologie pathologiques sur la transformation dite amgloïde des tissus.
Recherches expérimentales sur l'inflammation du péritoine.