APPAREIL RESPIRATOIRE
Anatomie pathologique des diverses espèces de pneumonie aiguë et chronique, — Dans ce mémoire, la pneumonie lobaire ou fibrineuse, la pneumonie lobulaire et les pneumonies interstitielles, ainsi que l’anthracosis ou phthisie des ouvriers mineurs, sont décrits complètement au point de vue de l’histologie pathologique. ( Société médicale d’observation, 1865, 2" série, 1.1.)
Note sur l'autopsie de deux phthisiques présentant des altérations amyloïdes des viscères (foie, reins, rate). — (Même recueil, 1862,
Examen histologique d'une lésion inflammatoire du poumon d'un ours. En commun avec M. A. Milne Edwards. — 11 s’agissait, dans ce cas, d’une pneumonie lobulaire, tout à fait semblable à celle de l’homme. (Comptes rendus de la Société de Biologie, p. 124.)
Champignons trouvés dans une dilatation bronchique. — (Même recueil, 1868, p. 65.)
Crachats verdâtres dans la pneumonie. — La couleur était due à des cryptogames. iMome recueil, 1868, p. 39.)
Etudes sur les altérations anatomiques de la pneumonie chez le cheval et chez le chien comparées à celles de la pneumonie chez l’homme. Eu commun avec M. Trasbot. — Les auteurs ont étudié, non seulement la pneumonie fibrineuse spontanée du cheval et du
chien, mais aussi les pneumonies produites artificiellement chez ceS animaux. (Même recueil, 1865, p. 132.)
De la morve. Note sur la structure des granulations morveuses chez le cheval. —11 serait très difficile, sinon impossible, de distinguer par l’examen histologique les granulations morveuses du poumon du cheval des granulations tuberculeuses du poumon humain. Mais les lésions de la morve étudiées chez, l’homme diffèrent de celles du cheval en ce sens qu’on a habituellement affaire à de petite abcès miliaires de la muqueuse des fosses nasales, du larynx et de la trachée, dans la morve humaine. {Gazette des Hôpitaux, 25 août 1868.) Une autopsie de M. Kelsch a donné un résultat comparable. {Archives de Physiologie, décembre 1873.)
Altérations des fibres élastiques du poumon. — Chez un jeune homme mort de syphilis héréditaire, dans le service de M. Bouchard, à la Charité, les fibres élastiques du poumon, tuméfiées, réfringentes, étaient rigides, cassantes et se fragmentaient en petits morceaux ou grains. Le poumon était atteint d’une broncho-pneumonie catarrhale subaiguë. {Sociétéde Biologie, 22 mars 1873.)
Leçons sur l'anatomie pathologique et sur les signes fournis par l’auscultation dans les maladies du poumon professées à la Faculté de médecine. - Ces leçons ont eu avant tout pour but de mettre en regard les lésions anatomiques, étudiées dans leurs détails histologiques, avec les symptômes physiques des maladies du thorax. Dans ces leçons sont relatées des expériences, faites en commun avec M. Grancher, sur la respiration artificielle pratiquée sur les cadavres à l’aide d’un soufflet introduit dans la trachée. Lorsqu’on règle convenablement cette insufflation de façon à se rapprocher le plus possible de la respiration naturelle, on entend, par l’auscultation pratiquée à travers les parois intactes de la poitrine, le bruit de l’inspiration et de l’expiration. Dans cette première expérience, le poumon contenant une grande quantité d’air de réserve ne revient pas absolument sur lui-même.
Lorsqu’au contraire, on insuffle le poumon après avoir ouvert la poitrine, ou après avoir retiré les poumons de la poitrine, ou bien si l’on presse simplement cet organe entre les doigts, on produit un bruit de crépitation très fine due à ce que des alvéoles sont d’abord comprimés, vidés de l’air qu’ils contenaient, puis distendus de nouveau. On reproduit expérimentalement ce bruit de crépitation fine en injectant à
gite du poumon observée dans la syphilis viscérale, avec une planche lithographiée. — Dans l’autopsie d’une femme morte avec des ■gonjmes de l’estomac et du foie, M. Cornil a trouvé une inflammation chronique des vaisseaux lymphatiques du poumon. 11 y avait en même temps une inflammation chronique de ganglions lymphatiques situés au devant du trépied coeliaque. L’auteur a décrit complètement, au point de vue histologique, les lésions de ces ganglions et de ces canaux lymphatiques. Dans les ganglions, tous les canaux lymphatiques et les sinus périfolliculaires étaient distendus et remplis par des cellules assez volumineuses, polyédriques par pression réciproque, granuleuses, épithélioïdes, provenant de la prolifération des cellules endothéliales des canaux et sinus. Les vaisseaux lymphatiques du poumon, tous considérablement distendus, présentaient, sur une section transversale, deux zones, l’une adjacente à la membrane interne et composée de plusieurs
couches de cellules épithéliales tuméfiées, l’autre centrale composée de cellules lymphatiques. La lumière des vaisseaux était remplie de ces cellules.
A propos de ce fait, l’auteur étudie l’état des vaisseaux lymphatiques du poumon et de la plèvre dans leurs diverses maladies et en particulier dans les pneumonies et dans la pleurésie. ( Société médicale des Hôpitaux, 22 mai 1874.)
Microbes de la pneumonie dans la laryngite aiguë. — M. Cornil
a constaté une quantité considérable de bactéries en fer de lance dans le tissu conjonctif de la muqueuse du larynx épaissie dans un fait de laryngite compliquant la pneumonie. La laryngite était tellement intense qu’on avait dû pratiquer la- trachéotomie. ( Société anatomique, 1885, p. 251.)
Pneumonie de la rougeole. — Les broncho-pneumonies de la rougeole appartiennent souvent au groupe des péripneumonies, c’est-àdire des inflammations du tissu pulmonaire dans lesquelles le tissu conjonctif sous-pleural et interlobulaire est extrêmement épaissi et infiltré de cellules migratrices. (Cornil et Babes, Sactéries, 1™ et 2* édit.). Cette localisation porte à croire que les micro-organismes qui causent ces pneumonies viennent dans le poumon par l’intermédiaire des vaisseaux sanguins et lymphatiques. Sur les coupes colorées par le violet de méthyl, on constate en effet des accumulations de microcoques arrondis dans l’intérieur de ces vaisseaux. En outre de ces petits microcoques qui existent également dans les cellules épithéliales des alvéoles, M. Cornil a constaté la présence, dans l’exsudât intra-alvéolaire, des microbes lancéolés de la pneumonie aiguë. Il a inspiré les publications des docteurs Lombroso et Massolongo sur ce sujet.
Laryngite pseudo-membraneuse de la fièvre typhoïde, par Mil. Brault et Cornil. — Description histologique des fausses membranes des voies respiratoires et des lésions de la muqueuse du larynx, de la trachée et des bronches qui les accompagnent. ( Société anato-