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RECHERCHES EXPÉRIMENTALES ET CLINIQUES SUR LA SÉCRÉTION URINAIRE

En 1881, Feltz et Rilter ont montré que l’injection intra-

en 1883, le professeur Bouchard a mesuré la toxicité de l’urine et édifié la doctrine de l’auto-intoxication. Cette doctrine repose entièrement sur la toxicité urinaire. Il faut admettre, en efiet, pour qu’il puisse y avoir auto-intoxication, que l’organisme fabrique des poisons qu’il excrète à chaque instant par la voie rénale, d’où toxicité du liquide excrété, et enfin que, dans certains états pathologiques, les poisons ayant été produits en même quantité que normalement, il en a été excrété une moindre quantité, d’où diminution de la toxicité urinaire.

NAiBE. — Certains auteurs refusent d’admettre la possibilité de mesurer la toxicité urinaireet attribuent la mort au cours de l’injection intravasculaire à l’action globulicido exercée par l’urine injectée, celle-ci n’étant pas isotonique avec le sang du lapin. jVan den Bergh, allant plus loin encore, nie la réalité de la toxicité urinaire et attribue uniquement au défaut d’isotonie la mort de l’animal.

11 est certain que l’urine hypotonique par rapport au sang du lapin gonfle les globules rouges et dissout l’hémoglobine qu’ils renferment, et que l’urine hypertonique au contraire les ratatine.

Pour éliminer cette cause d’erreur dans la mesure de la toxicité, il faudrait diluer l’urine hypertonique jusqu’à la rendre isoionique au sérum sanguin du lapin, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’elle congèle à — 0“56. Il faudra alors pour tuer

valeur donnée de ~ atteindra des valeurs supérieures à celles qu’il ne dépasse pas quand le rein est sain.

pathologique, guidée par la clinique, conduire à la conception uniciste du mal de Bright; les principales formes, en apparence bien distinctes, sont reliées par une série de types do transition, dont les lésions ot les symptômes, comme les processus physiologiques, présentent entre eux, à des degrés divers, les plus grandes analogies.

TOXINE ET ANTITOXIME TYPHIQUES

Ce travail a pour objet l’étude expérimentale du sérum anlityphique du professeur Chantemesse.

Mais, pour apprécier l’action de ce sérum, il nous a paru nécessaire de préciser auparavant les processus grâce auxquels l’organisme se défend spontanément contre l’intoxication typhique. Nous nous sommes préoccupé avant tont de préparer une toxine plus pure et plus active que celles obte-

Préparation de la toxine typhique.

Les bacilles très virulents obtenus en grande quantité par râclage de cultures sur gélose en larges surfaces sont rapidement lavés à l'eau, qui les débarrasse des impuretés du milieu de culture, puis séparés par centrifugation. Ils sont alors placés dans des tubes fermés à la lampe et remplis d’une solution osmotique durée à 2 0/0, qui favorise la diffusion des substances contenues à leur intérieur. On les soumet alors à des congélations successives à la température do — 21“, obtenue dans un appareil approprié, à l’aide du chlorure de méthyle; dans l’intervalle des congélations qui durent deux heures, les tubes sont placés dans une étuve à la température de SS”. Au bout de 8 à 15 jours, la plupart dos bacilles sont détruits et les produits solubles qu’ils renferment ont diffusé dans le liquide. Les bacilles sont alors séparés par centrifugation et le liquide surnageant constitue la toxine typbique que nous avons utilisée dans nos expériences.

Grâce à l’emploi dessolutious O5motiques,grâceàlaméthode des congélations successives, mais surtout à cause du soin

genèse des éléments de la série lymphoïde; elle ne participe pas d’une façon appréciable, sauf lorsqu’on adjoint aux injections de toxine les saignées répétées, à la néoformation des éléments de la série myélogène.

Nous avons surtout étudié avec soin l’évolution du macrophage dans la rate; cet élément atteint dans l’intoxication typhique, comme on peut le voir sur les planches jointes à notre thèse, des dimensions considérables et peut englober jusqu’à 200 polynucléaires..

y est toujours plus discrète et s’exerce surtout vis-à-vis des globules rouges égarés dans les voies lymphatiques.

l’épithélium de la muqueuse intestinale no se détache pas par grands lambeaux à la suite do l’injection de toxine typhique; Sanarelli a été trompé par un artifice do préparation.

On observe en réalité l’évolution muqueuse d’un grand nombre des cellules de la muqueuse; d’où la sécrétion muqueuse abondante qui entre pour une part dans la production de la diarrhée, et rend moins facile la résorption des poisons contenus dans l’intestin (fig. 14 et 15).

Les autres organes. — Les cellules noblesdu foie, des reins, du système nerveux, au moins dans l’intoxication aiguë non mortelle, ne montrent que des modifications légères, transitoires, incapables d’atleiridro leur vitalité.

La défense de l’organisme contre les poisons typhiques dans l’intoxication expérimentale et dans la fièvre typhoïde.

Les constatations qui précèdent mettent en évidence le rôle primordial que joue le leucocyte polynucléaire, le microphage, dans la défense de l’organisme contre la toxine typhique. Fixant sur lui le groupement haptophore des molécules de toxine, suivant la conception d’Ehrlich, le microphage fixe do ce fait leur groupement toxophore, en subit les effets et meurt; mais pour un temps les cellules nobles sont protégées. La néoformation rapide des polynucléaires par la moëlle osseuse pourvoit au remplacement des leucocytes détruits et protégé l’organisme contre l’action des produits secondaires dérivés de la toxine.

Nous avons eu la preuve directe de la destruction des polynucléaires par l’examen du sang et surtout par celui de la rate, où nous avons retrouvé leurs cadavres inclus dans les macrophages. Les produits do digestion peuvent être sui- | vis, dans le foie, où nous avons trouvé une surcharge léci- ; thiquo, dans l’urine qui renferme des nucléo-albuminés. i

quer les injections de toxine; la durée de l’immunisation sera ainsi sensiblement raccourcie et l’on aura moins à craindre do voir mourir les chevaux.

Telles sont les considérations que nous a suggérées l’étude attentive de la réaction du sang et des organes hématopoiétiques chez l’homme et chez les animaux à la suite de l’intoxication typhique spontanée ou expérimentale, et qui nous ont permis de conclure à l’efficacité du sérum antityphique et de préciser le mécanisme de son heureuse intervention.

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