‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 3 sur 4 · RECHERCHES DIVERSES · texte numérisé non relu

RECHERCHES DIVERSES

Le tubage dans les croups rubéoliques.

MM.Neller et Josias avaient avancé que le tubage dans les croups rubéoliques détermine des ulcérations laryngées graves, et qu’il résultait de son emploi une mortalité consi-

où il a fallu pratiquer trois tubages, les enfants ont succombé.

En résumé, dans les croups rubéoliques, il faut retarder le plus possible l’intervention, par l’emploi des moyens médicaux propres à modérer le spasme glottique, mais lorsque celle-ci s’impose, il faut recourir au tubage, que l’on pourra d’ailleurs renouveler au bout de 24 ou 48 heures. Si la sténose persiste encore, il devient indiqué d’avoir recours à la trachéotomie.

Endocardite aiguë végétante des valvules sigmoïdes de l’artère pulmonaire.

Cette observation, publiée avec notre maître Souques, outre la localisation unique de l’endocardite aiguë au niveau de l’orifice pulmonaire, présentait plusieurs particularités intéressantes. Tout d’abord, malgré la présence do végétations volumineuses à Torifice pulmonaire, on ne trouvait pas trace d’infarctus pulmonaire. D’autre part, pendant la vie, existait un souille systolique, râpeux, dur, intense, siégeant au niveau du espace intercostal, à 3 centimètres du bord gauche du sternum. A cause de la fixité du souffle, de son timbre râpeux, d’un bruit de va et vient, et d’un frémissement à la palpation, on porta le diagnostic de péricardite, avec réserves sur l’existence d’une insuffisance tricuspidienne. Cette observation nous paraît démontrer les grandes difficultés du diagnostic clinique ue la locaiisaiion des souffles dans l’endocardite aiguë.

Recherches sur les lécithines hépatiques.

Dans les analyses du foie données jusqu'à ce jour, les lécithines sont confondues avec les graisses et la cholestérine dans l’extrait éthéré. Seuls, MM. Dastre et Morat, en 1879,

Dose mortelle en 2 heures :

Dose mortelle en 12 heures :

Au bout de 4 heures 1/2 .,87 p. loo

Au moment de la mort 1,79 —■

Ainsi, dans tous les cas pathologiques que nous avons examinés Ja teneur du foieen lécithine s’est trouvée accrue, qu’il s’agît d’infection (tuberculose, diphtérie), d’intoxication par poisons minéraux (phosphore), par poisons microbiens (toxine typhique) ou d’auto-intoxication (inanition, urémie).

On trouvera plus loin l’interprétation do ces faits dans notre étude sur la toxine et l’antitoxine typhiques.

Enfln, nous avons dosé la lécithine dans les foies gras dois, ün premier foie contenait SO p. 100 d’extrait alcooloéthéré et 9, 8 p. 100 de lécithine. Un autre foie a fourni des valeurs encore plus élevées, 84 p. 100 d’extrait alcoolo-éthéré et 2g, 9 p. 100 de lécithine.

Page 1