APPAREIL CIRCULATOIRE
Contribution à tétude des troubles de la circulation veineuse chez l'enfant, et en particulier chez le nouveau-né.
(Thèse de do
Les thromboses sont très fréquentes chez les nouveau-nés, c’est-h-dire chez les enfants âgés de moins de deux mois. La plupart sont causées par les diarrhées graves. Plus tard, elles se produisent, comme chez l’adulte, dans les cachexies occasionnées par les maladies aiguës ou chroniques.
Elles résultent d’une altération du sang et de sa stagnation. Elles siègent ordinairement dans les veines ou les sinus de l’encéphale, dans les veines rénales et
affections est toujours fort
gaugrènes. La symptomatologie de ces
Les thromboses veineuses et les lésions viscérales qu’elles occasionnent empruntent chez l'enfant une grande partie de leur gravité aux états morbides dans
désordres irrémédiables. En troublant ou en supprimant la fonction d’organes indispensables à la vie, .elles marquent le point de la maladie au delà duquel il n’y aura plus de guérison à espérer.
La pathogénie de ces thromboses veineuses et des lésions d’organes qu’elles occasionnent s’est éclairée singulièrement dans ces dernières années, grâce aux études bactériologiques. J’ai signalé, en 1883, dans ma thèse d’agrégation Sur la comalescmce et les rechutes de la fièvre typhoïde, la présence, dans les caillots veineux, de microorganismes qui me semblaient jouer un rôle prépondérant dans le mécanisme de leur formation. Maintenant, cette interprélation n’est plus discutée. On tient moins de compte de la conccniralion du sang que des germes qu’il charrie.
foyers purulents, symétriquement rangés dans la substance corticale, et ayant l’apparence de cônes à base périphérique, à sommet tourné vers la substance médullaire. C’étaient de véritables infarctus suppurés, bordés par une zone congestive noirâtre, Dans ces cas, le tronc de la veine et les veinnles étaient oblitérés ; les artères étaient absolnment saines.
L’interprétation de ces faits, simple anjourd’hui, grâce aux enseignements de la bactériologie, était singulièrement difficile en 1817. Magendie et Meckel, seuls, avaient considéré l’occlusion des veines comme capable de donner naissance, en certains cas, è des foyers de suppuration.
deux observations, qui me sont personnelles, de tuberculose du myocarde, qui ont servi de base à l’étude complète faite par M. Labbé.
Des températures basses centrales.
(Tlièse présentée au concours pour l’agrégation; section de médecine et de médecine légale, 1880.)
Tous les êtres vivants produisent de la chaleur. L’homme et les vertébrés supérieurs possèdent, en outre, le privilège d’avoir une température constante qu’influencent peu les variations du milieu dans lequel ils vivent. Ce sont les combustions mûmes et les phénomènes multiples de la nutrition qui fournissent le calorique nécessaire à l’entretien de cette température individuelle ; mais si l’organisme fait sans cesse du calorique, il en perd continuellement. Régl.er d’une façon non interrompue la dépense de chaleur, afin de maintenir à un niveau constant la température du milieu intérieur dans lequel se tait la nutrition des éléments, c’est le propre de la santé. Si cette régulation est mise en défaut, la température tend è sortir des limites physiologiques : l’état morbide commence. Tantôt, la chaleur du corps monte au-dessus du degré normal parce que l’organisme fait plus de calorique qu’il n’en dépense; tantôt, au contraire, elle s’abaisse parce qu’il en perd plus qu’il n’en produit.
Le SECOND CHAPITRE, de beaucoup le plus important, étudie l’hypothermie ;
Dans les affections de l’appareil digestif où elle peut être causée par l’inanition et par des déperditions exagérées ;
Dans les affections des voies respiratoires, particulièrement au moment de la convalescence des pneumonies ;
Dans les affections cardiaques (ruptures du cœur, péricardites, myocardites), dans les anémies et les cachexies;
Dans les affections du foie et surtout des reins : L’hypothermie n’est pas le résultat constant de l’urémie ; elle s’observe surtout chez les vieux urinaim ; dans l’urémie survenant chez des personnes ègées ou cancéreuses, dans l’urémie accompagnée de vomissements, de diarrhée et d’hémorragies ; dans le diabète (acétonémie) ;
Dans les affections du système nerveux ; commotions, compressions encéphaliques, hémorragies méningées, attaques apoplectiques, démence, idiotie, pouls
La chaleur du corps ne se maintient à un degré à peu près constant que si la production et la dépense du calorique s’équilibrent d’une façon parfaite. Si la production est insuffisante ou les pertes exagérées, l'hypothermie survient.
L’étude de la production du calorique dans l’organisme, de sa déperdition et du mécanisme de sa régulation nous fournit assez facilement l’interprétation des faits d’hypothermie signalés au cours de ce travail.