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APPAREIL RESPIRATOIRE

Étude sur la pneumonie dtssecante, en collaboration avec L. Proust.

■(ArcAfees gtniraks de médeàm, novembre 1882.)

Certaines inflammations du poumon aboutissent à une destruction plus ou moins étendue de cet organe, soit en provoquant son sphacèle, soit en déterminant sa fonte purulente. La plupart des causes de suppuration peuvent mener au sphacèle, et il existe des transitions entre la nécrose pure et simple, la séquestration d’une portion du poumon sans putréfaction ni odeurfétide, etla gangrène putride formelle. (Lebert, KlinikderBruslkrankheiten, Tubingen, 1874.)

La pneumonie disséoante est un intermédiaire entre les suppurations simples et les gangrènes.

Les faits de ce genre ne sont pas très communs : nous en rapportons un très probant dans ce travail ; depuis lors nous en avons rencontré trois autres. Ceux que nous citons ont été observés par Laënnec, Lallemand, Robert, Reynaud, Stokes, Duplay, Louis, Rilliet et fiarthez, Leyden, etc.

La lésion se produit chez des sujets débilités, à la suite d’un traumatisme, de l’introduction d’uncorps étranger dans les bronches, ou d’un refroidissement profond. Son début est marqué par un point de côté intense et persistant, par un frisson ou des frissonnements; mais si les malades, avec leur teint subictérique, leurs yeux excavés, .leur démarche chancelante, leur fièvre vive, leur respiration entrecoupée et la toux qui les fatigue, éveillent tout de suite l’idée d’un état grave, ils ne sont cependant pas aussi brusquement frappés que dans une pneumonie. Les symptômes locaux sont peu marqués au début; ils no consistent guère qu’en dos bouffées de rôles sous-crépitants secs ou humides ; puis la respiration devient soufflante en un

point, le souffle s’accentue, et en douze ou quinze jours il prend le timbre d’un souffle caverneux et s’accompagne de gargouillements. Les crachats sont muqueux, hémoptoïques ou purulents, parfois grisâtres et analogues, sauf la fétidité, à ceux de la gangrène. A la fin il se produit, dans certains cas, une vomique. L’aspect de ces malades est celui des sujets atteints d’infections graves: chez quelques-uns il se produit une rémission passagère, bientôt suivie de recrudescence, et la mort a lieu dans le marasme. Dans notre observation, le sang examiné pendant la

ment rétention dans le plasma et les humeurs des toxines et des matériaux de désassimilation, sont plus ou moins graves et s’accompagnent parfois do troubles nerveux : stupeur ou convulsions.

La dyspnée, la toux, l’anxiété respiratoire, les congestions passives, participent à la fois de la lésion locale et de l’infection générale.

Or, la lésion locale et les phénomènes généraux ne marchent pas toujours de pair : tantôt c’est la lésion pulmonaire qui domine, et tantôt c’est la toxémie.

ainsi l’élimination des poisons.

Le bain donne d’excellents résultats dans les cas o sont graves et les lésions locales peu étendues ; il est indispensable en thermie.

les généraux

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