PAVILLONS D’ISOLEMENT
Diphtérie.
Les résultats de ma pratique aux Enfants-Assistés ont été consignés dans un Mémoire ; La Diphtérie aux Enfants-Assistés sa suppression. {Meme des maladies de (enfance, 1894) présenté au Congrès de Buda-Pestli le jour même où M. Roux faisait sa fameuse communication sur la sérothérapie de la diphtérie, J’étais arrivé à faire disparaître la diphtérie de l’hospice, avant qu’on connût le moyen de la guérir.
Autrefois, la diphtérie était une des maladies les plus redoutables de l’établissement. Elle y sévissait d’une façon a peu près constante, frappant surtout les enfants du Dépôt, et elle y avait acquis une gravité si effrayante, que tous les sujets atteints étaient presque fatalement voués à. la mort. Une guérison, obtenue en 1816 après une trachéotomie, est restée longtemps légendaire.
Cette gravité exceptionnelle tenait à plusieurs causes : d’une part à l’extrême jeunesse des enfants, êgés pour la plupart de moins de quatre ans, à leur faiblesse, à leur misère, au manque de soins dont ils avaient souffert, d'aulre part à leur agglomération dans un milieu infecté, où ils se transmellaient de l’un ù l’autre des maladies contagieuses et des infections secondaires qui prenaient chez eux une gravité inouïe. Il était résulté do cet ensemble de conditions détestables une sorte de diphtérie spéciale aux Enfants-Assistés, plus maligne que celle des autres hôpitaux, et que j’ai retrouvée, en 1891, avec les caractères que je lui avais connus en 1873 et 1876, caractères qui ont frappé tous ceux qui, dans ces vingt dernières
Les théories modernes sur la contagiosité extrême de la diphtérie et sur la découverte de son agent spéciBque, le bacille de LÔffler, amenèrent dans la pra-
ployés, dans les divisions, parmi tes infirmières, à la crèche, etc., démontrait que la contagion, dans la plupart des cas, n’était pas directe, mais qu’elle se faisait par l’intermédiaire d’un véhicule qui restait è déterminer. Une expérience de contrôle établit que le linge pouvait être ce véhicule, la désinfection à l’étuve étant insuffisamment prolongée et, par. suite, inefficace.
En prolongeant le séjour des linges et des objets de literie dans l’étuve, la désinfection fut réalisée. Mais ce n’étaient pas seulement le linge et la literie qu’il fallait désinfecter; c’étaient aussi les salles. Tous les dix ou quinze jours on les évacuait i tour do rôle, on lavait, on arrosait, au moyen d’un pulvérisateur, toutes
La statistique de ces
cas, faite depuis ti
seulement, fournit les chiffres
Considérées au point de vue de leurs combinaisons, se répartissent ainsi
CoquelacheWicelle.’.. 3
Roogeole-dipMérie.....'.. 2
Diphtérie-varicelle. . 1
Rougeole-varicelle.. 14
Scarlatine-rougeole. S
Scarlatine-rougeole, varicelle. 2
Scarlatine-variceUe. i
morbides