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[Titres et travaux scientifiques]

Ayant eu l’occasion d’observer un certain nombre de cas de ténosite crépitante de l’avant-bras, j’eus l’idée de faire quelques recherches sur le siège exact de cette affection, recherches qui furent commencées et terminées avec la collaboration de mon ami Ch. Debierre, alors professeur suppléant d’anatomie à la Faculté de Lyon.

Dans la Revue de Chirurgie, 1882, M. Larger décrivait aux tendons radiaux, et indépendamment de leur gaine sur la face dorsale du carpe, gaine classique, une nouvelle gaine séreuse trouvée par lui et appelée par lui gaine antibrachiale. Cette gaine serait située, pour M. Larger, directement au-dessus de la précédente, son cul-de-sac inférieur venant s’adosser immédiatement au cul-de-sac supérieur de la gaine carpienne. M. Larger fait observer, avec juste raison, que l'aï crépitant a pour siège ordinaire, sinon exclusif, non pas le poignet proprement dit, mais le tiers inférieur de l’avant-bras; il siège donc pour lui, non dans la gaine carpienne classique, mais dans la gaine antibrachiale.

Nous Sons cherché à nouveau Içètte gaine antibrachiâle signalée par M. Larger, et nos rechferches ont porté sur plus de quarante sujets. Soit '"; par l’insufflation, soit par injections solidifiables, nous n’avons jamais pu mettre eu évidence, à i’avantbras, une gaine véritable, bien limitéeetbien nette comme la gaine classique du carpe. Ce qu’on injecte c’est un tissu ' cellulaire lâche qui se trouve en assez grande abondance autour des tendons radians et qui les accompagne jusqu’aux fibres musculaires. La gaine antibraçhiaïe décrite par M Larger eSt. do’nc artificielle ; ce qui en impose pour Une gaine, c’est l’insufflation ét le décollement du tissu conjonctif péritêndineux.

En revanche, nous: avons ftrouvé constamment au-dessous des tendons réunis du long abducteur et du court, extenseur, entre ces tendons et les ! tendons radiaux sojis-jacents, croisés par eux, un bourse séreuse constante, existant même che^le fœtus, et pas du tout professionnelle par conséquent. Cette bourse, séreuse est parfaitement limitée, de.forme obloügue et à direction Oblique, parallèle à celle des tendons du long abducteur et du court v : extenseur du ponce; sa capacité est égale à celle d’une petite noix et moyenne.

C’est cette bourse séreuse qui est le siège de l'aï douloureux, qui devient,

3 — RECHERCHES EXPERIMENTALES

fd)C’est;encore l’observation d’une série de faits cliniques se présentant Coup sur coup à notre examen, dans le service de notre maître A. Ponceti qui a bien voulu nous les communiquer, qui nous engagea à fouiller, le

mécanisme des luxations doubles de l'astragale, autrement dites énucléations de cet os. Ces luxations, dans lesquelles l’astragale sort parfois complètement de sa. loge tibio-palcanéenno pour être chassé eu dehors comme un noyau de cerise pressé entre les doigts, sont vraiment très intéressantes, et il est très curieux de savoir pourquoi le même traumatisme, une chute de haut sur les pieds, par exemple, produit des effets si différents suivant les cas ; tantôt c’est la jambe qui se brise, .tantôt c’est le calcanéum qui s’écrase, tantôt ce sont des fractures malléolaires, tantôt enfin ce sont des luxations astragaliennes. Pourquoi cette diversité d’effets avec des traumatismes, en apparence les mêmes? Quelles sont les conditions spéciales nécessaires à la production de telle ou telle lésion ? Voilà les points que nous avons cherché à élucider.

Nous avons réussi à reproduire expérimentalement les énucléations de l’astragale, ce qui n’avait pas encore été obtenu, que nous sachions du moins, et à l’aide d’uu appareil genre marteau-pilon, trop long à détailler ici et. dont la description et la figuration se trouvent dans notre mémoire.

Voici les conclusions auxquelles nous sommes arrivé :

Pour qu’une luxation de l’astragale se produise, il importe qu’un certain nombre de conditions essentielles soient remplies :

1» Il faut que les os soient résistants; et de fait, on a affaire généralement à des sujets jeunes, vigoureux, surpris en pleine santé. Dans les conditions inverses, la violence extérieure s’épuise dans des fractures, des écrasements, mais ne luxe pas l’astragale;

2° L’action du traumatisme nécessaire à la production de la luxation peut s’analyser et se décomposer ainsi qu’il suit dans la très grande majorité des cas : c'est un choc brusque et intense qui vient frapper sur l’extrémité supérieure du tibia et est transmis de haut en bas par la continuité de cet os h l’astralgie; celui-ci pressé entre le tibia qui appuie brutalement sur lui et le sol sur lequel s’arrête le calcanéum, va pouvoir glisser sur celui-ci, dans les conditions étroitement déterminées, que nous allons énumérer maintenant. Auparavant, disons que ce choc, ce traumatisme puissant et subit, dont nous parlons, se trouve réalisé dans une chute sur les pieds d’un lieu élevé, ou une projection violente.du pied sur le sol, cornmp dans le cas d’un cavalier dont le cheval s’abat brusquement sous lui. C’est en effet ce que nous montrenfcpresque toutes les observations cliniques ;

3“ Le choc précèdent admis et transmis à, l’astragale, il faut, pour que

minutieuses il est vrai, espérer remettre définitivement au contact les extrémités du tendon divisé. Les succès de la ténorrhaphie tardive në sé comptent plus depuis l’antisepsie qui a supprimé la suppuration et conséquemment l’exfoliation des bouts tendineux, et depuis le perfectionnement apporté au

périphérique du tendon fléchisseur profond, coupé déjà au niveau de lapaui de la main par l’ancienne blessure et libéré de sa cicatrice à cet endroit p l’incision palmaire qui m’avait permis de rechercher les quatre bouts d •tendons fléchisseurs cicatrisés deux par deux à- distance. J’avais alors morceau de tendon vivant long do 6 centimètres environ, et le transports à la paume de la main, entre les bouts écartés, je le suturai, d’une part, bout phériphérique du tendon fléchisseur superficiel désormais seul ; d’aul part, aux bouts centraux des tendons fléchisseurs superficiel et profo réunis. Si ce fragment tendineux interposé vit et se greffe, me disais-je, 1 muscles fléchisseurs actionneront par son intermédiaire le bout périphé que du fléchisseur superficiel, et la fonction de celui-ci, c’est-à-dire flexion de la deuxième phalange sera restituée. En outre, pour essayer restituer aussi la fonction du fléchisseur profond enlevé, c’est-à-dire flexion de la phalangette, je suturai la petite languette tendineuse du fl chisseur profond restée adhérente à là phalangette aux deux lèvres de boutonnière formée par le fléchisseur superficiel; en fléchissant la deuxièi phalange, le fléchisseur superficiel devait donc plus tard, et par l’interm diaire de cetté languette, entraîner aussi la troisième phalange.

Le résultat fut très bon. Au bout d’un mois, la deuxième phalange avi des mouvements de flexion énergiques, et cette flexion de la deuxièr phalange entraînait aussi une flexion légère de la phalangette.

C’est là un procédé à expérimenter de nouveau, pour que de nouvell observations, jugent de sa valeur. Il est applicable à la section des fléchi seurs de n’importe quel doigt, hormis le pouce.

La résection du genou dans les cas d’ostéo-arthrite tuberculeuse de l’t

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fortune de suivre et de revoir nos opérés, même à longue distance ; et voici ce que la synovectomie nous a donné comme résultats éloignés.

Trois fois la récidive s’est faite m situ dans un temps variant de 3.mois à 1 un an ; et nous avons été obligé, dans deux cas, de faire l’amputation de la cuisse pour sauver l’état général du malade, fortement compromis; chëzle 3' malade nous sommes intervenu à nouveau pour faire une véritable résection. Sur les pièces osseuses que ces opérations itératives nous ont fournies, nous avons pu constater que les os, les condyles fémoraux notamment étaient profondément altérés , renfermaient des noyaux tuberculeux dans leur épaisseur, alors que lors de la première intervention rien ne faisait prévoir ces désordres profonds et que les surfaces osseuses paraissaient absolument saines.

Dans un autre cas, l’opéré fut emporté 5 mois.après l’opération par une affection intercurrente; mais à l’autopsie de l’articulation, où avait porté la synovectomie, nous pûmes voir les mêmes lésions centrales que précédemment, enfouies dans la profondeur des condyles; nul doute donc que plus tard la récidive n'eût eu lieu localement.

Le cinquième cas est encore en observation. Voilà par conséquent des résuL tats très démonstratifs. Nous paraissions dans les meilleures conditions pour

r, à aile

et l’évider à la cuiller

quitte si on aperçoit alors un foyer, tranchante.

A la suite de cette étude de la synovectomie, nous avons relaté deux cas, de synovite tuberculeuse de la gaine des péroniers que nous avons traités ou vu traiter à Lyon par la méthode sclérogène. Le succès fut complet et rapidq comme le montrent les deux observations rapportées.

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