TRAVAUX
siens du nerf, voire même les sections opératoires du tronc nerveux, se réparent toujours spontanément au bout d’un temps plus ou moins long. D’autres, au contraire, considèrent la paralysie faciale comme une afiection définitive et ils admettent que, dans certains cas, elle devient, de ce fait, justiciable d’un traitement chirurgical.
abcès : son oreijle continua à suppnrer, la plaie resta fistulcuse et peu à peu la paralysie faciale fit son apparition. Au bout d’un an, op Ini fit une trépanation mastoïdienne, mais à ce moment il avait des lésions ebroniques étendues et celle-ci ne suffit pas à arrêter les accidents. Ce n’est que quinze ans plus tard qu’un éminept spécialiste lui fit un évidemment pétro-mastoïdien : il guérit sa fistule ; mais l’apastomose bypoglosso-faciale qu’il fit en même temps à ce malade ne donna aucun résultat.
A propos de ce cas, nous avons fait quelques réfiexiops au sujet des cas de mastoïdite que nous avons eu à trpiter. Dans trois cas où les malades présentaient de la paralysie faciale à leur entrée, nous avops toujours vu celle-ci disparaître après un drainage précoce et upe large ouverture de l’antre mastoïdien. Il n’est pas douteux que si cbe* le malade dont nous venons de rapporter l’histoire, on avait ouvert d’emblée celui-ci, les accidents précités ne se seraient pas produits.
Quant à l’échec de l’anastomose hypoglosse-faciale, il nous paraît avoir sa raison d’être dans la dégénération secondaire intense que devait présenter le nerf après une suppuration aussi longtemps persis-
Pneumatocèle du sinus maxillaire (42).
Il s’agit d’un jeune garçon de 12 ans, du service de M. Nové-Josserand, chez lequel était apparue peu à peu, depuis deux mois, une volumineuse tuméfaotion de la joue droite. Cette tuméfaction avait détermi-
La tumeur ressemblait à un kyste, mais ce qui faisait bésiter à porter le diagnostic, c’est que, seule, la paroi antérieure du sinus était intéressée. Malgré son volume, la tumeur n’avait déterminé de déformations ni du côté de î’orbite, ni du côté des fosses nasales ou de la voûte palatine.
ment extrême de la paroi antérieure, QUî âécbl^gâit sous le doigt; le périoste était sain ; le sinus ne renfermait pas de liquide ; sa muqueuse était tout h fait normale.
n s’agissait donô d’une tUTne-wr gatseuss du eims; M. ôarel n’bésita pas à la considérer comme une pneumatocèle. H admit, pour l’êïpliquer, une minceur congénitale des parois du sinus. Il faut remarquer d’ailleurs, que, contrairement aux imeumatocèles, dans lesquelles la tuineur siège entre le périoste et l’os, ici, elle sè trouvait dans le éinus lui-même.
Actinomycose cervicale (1).
ft’ésentâtion à là âociété des scîéncès médicales d’un malade du service de M. le professeur Pollosson, cbez lequel ôii avait pensé, tout d’abord, à une thyroïdite suppuréé. bientôt, l’allure torpide de la suppuration, la contracture du sterno-cléido-mastoïdien, l’existence de nombreux grains jaunes permirent de reconnaître la véritable nature de la suppuration. Guérison par le traitement ioduré.
firaiiclilome malin du côU (3).
En 1905, nous avons présenté ce malade à la Société nationalê de médecine comme un bel exemple debràncbîome épithélial malin. H s’agissait d’uh homme de 60 ans, qui avait aHi 8e développer en trois mois une tumeur énortne dans les régions carotidienne et sus-claviculaîfe gauches. Les dimensions de la tumeur, sOïi eSctension daüs la profoiideur, rendaient toute tentative opératoire absolument impossible. TTh fragment fut -prélevé poUr l’analyse bistologîque, et le malade soumis è la radiographie.
Son histoire ultérieure est sürtoüt intéressante. Iteus mois plus tard, M. le doctexir Barion représentait Ce malade è la Société. Sa trimeUr avait presque totalement disparu. Mais, dès la cinquième séance de radiothérapie, il eut des poussées ganglionnaires très étendues. Oh prèle-