‹ Tlemcen, ancienne capitale du royaume de ce nomChapitre 19 sur 54 · FL · texte numérisé non relu

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ALAE EX NE PO MAR . GORDIA NAE ET PROC

Dans la copie qui en a été donnée dans le Moniteur algérien (8 juillet 1836, n° 239) et dans le Journal des Savants (juillet 1837, page 431), au lieu de AVLISVAE et de EXNEPO , on lit AVVSVAE et LXLL10 ; mais, suivant M. Azéma de Montgravier, qui a vu lui-même l’inscription et l’a reproduite dans son Excursion archéologique, p. 17, la véritable leçon est AVLISVAE.

Le mot PGMARIENSiVM qui occupe les deux avant-dernières lignes de l’inscription n’a pas été transcrit exactement dans la copie qui a été envoyée à M. Hase (Yoy. Journal des Savants , 1337, p. 432), car cette copie porte IOMAR- TENSliAi. Celle qui a été publiée par M. Azéma de Montgravier, quoique moins fautive, n’en est pas moins inexacte : il a lu ROMARiENSîVV. Comme de la lecture de ce mot dépend une découverte géographique très-importante à mes yeux, puisqu’il peut nous faire connaître le nom que les

Romains donnaient à la localité où était cantonné le corps de cavaliers mentionné dans l’inscription, je présenterai ici l’état exact de ce mot sur la pierre, afin que le lecteur puisse juger lui-même de la valeur de ma rectification et de ma lecture.

Pomariensium se trouve gravé sur deux lignes, la neuvième et la dixième, de la manière suivante :

PGM A R3 ENSIVVN

11 est évident que le premier caractère de la neuvième ligne est un P, car il est entier, sauf la partie supérieure de la boucle qui est tronquée. Le reste du mot ne présente aucune difficulté, et M. Àzéma de Montgravier a lu avec raison OMARI. S’il avait examiné plus attentivement la lettre initiale de ce mot, il aurait vu qu’entre elle et la suivante, il n’y a pas de trace indiquant la disparition de la queue d’un K.

Ainsi, d’après le texte de l’inscription qui nous occupe, il y avait à Tlemcen un corps de cavalerie auquel était confiée la mission d’éclairer les mouvements de l’ennemi, ala exploratorum , et ces explorateurs portaient le nom de Pomarienses, c’est-à-dire natifs de Pomaria ou résidant à Pomaria. Or, il est certain que Pomaria était un nom de lieu, car il se trouve dans l’inscription suivante qui a été découverte à Lella Maghrnia et dont M. de Caussade, commandant au 15e léger (1), m’a donné une copie à Oran :

(1) Aujourd’hui lieutenant-colonel.

I M P . CAES M AVREL SEVERV

PIVS FELIX A/G . MIL!

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