DEUXIÈME HEURE DE LA NUIT
O lieutenant du Miséricordieux ! ô prince devant la majesté de qui les autres rois sont vils et petits !
Qu’elle est splendide la cour qui vous environne! L’éclat que
vous répandez sur elle, ô mon roi ! lui donne l’aspect de la voûte céleste.
On croirait, en la contemplant, voir une foule d’astres brillants, au milieu desquels la face du khalife resplendit comme la lune.
La nuit, qui est déjà vieille de deux heures, ne se lasse point de publier votre éloge, de même que la prairie ne se lasse pas de publier l’éloge de la pluie.
Puisse cet auguste roi, avec les Grands qui l’entourent, être toujours couronné par la main de la victoire ! Puissent tous vos vœux voir leur accomplissement le plus parfait!