PREMIÈRE HEURE DE LA NUIT
(Il est dit que le roi ne se trouva pas présent.)
O arbitre des souverains! ô le plus auguste des mortels! vous qui remplissez le monde entier des dons de votre libéralité I
La première heure de la nuit vient de s’écouler! Ah! s’il nous était donné de la faire revenir! ]\’est-ce pas vous, en effet, qui assurez le bonheur de notre existence?
Qu’elle est majestueuse votre face, lorsqu’elle se montre à nous ! On la prendrait pour la pleine lune, au moment où elle paraît à l’horizon.
La piété de ce grand roi lui attire la vénération de chacun, et la renommée publie avec éloge la supériorité de son esprit.
La naissance de la plus excellente des créatures a été pour vous l’occasion de nous donner des réjouissances qui rehaussent à nos yeux l’éclat de votre majesté.
Vous avez inspiré à tous les cœurs l’amour du prophète : tel est l’effet qu’a produit sur nous l’apparat de cette solennité. Livrezvous maintenant aux douceurs du repos.
Car vous êtes en possession du bonheur de ce monde ; vous avez acquis des droits à celui de l’autre, et les belles actiouspar lesquelles vous vous êtes distingué, placent votre gloire au-dessus de celle de tous les peuples.
Puissiez-vous, aussi longtemps que vous jouirez de la lumière du jour, nous faire éprouver les bienfaits de votre gouvernement ! Puissent les Arabes et tous les peuples de la terre être à jamais soumis à vos lois t