VJ
^Las
<L; jj} 1
£<=Lîïs
v3jf^r°
Mosquée de cidi El-Meràghy.
Mosquée de l’impasse des Matelassiers.
Mosquée de cidi Anouar.
Mosquée de cidi Yâakoub au petit marché de Ben-Sâleh.
Mosquée de cidi El-Wazzàn.
Mosquée de la Marfoudah.
Mosquée de cidi Ayàd.
Mosquée du Collège de la place.
Mosquée des Forgerons.
Mosquée de cidi El-Benna- Mosquée de cidi Mohammed es- Senoussy.
Mosquée de la Série.
Mosquée de cidi Ansar.
Mosquée de Bel-Hassan.
Mosquée de l’impasse de Ben- Màmy.
Mosquée de cidi Ibrahim.
Mosquée de l’impasse des Aromates.
Mosquée de Babilàn.
Mosquée de l’Étrangère.
Mosquée de cidi Amràn.
Mosquée des Fils de l’Imam. Mosquée de cidi BouAbd’ Allah.
Mosquée de cidi Mahmâzy.
Mosquée de cidi Al-Mâzouny.
54 Mosquée de cidi Zekry.
55 j\j\ *: Mosquée de cidi Bou-Izâr.
56 jjA.ll Mosquée du Méchouar.
57 ^L». Mosquée de cidi Abou-Médien wj*Jl el-Gbauth.
58 jLaJ' Mosquée de cidi Ibrahim el-Nàar.
59 ^..UL) ^-Us. Mosquée de cidi Bel-Aly.
GO Mosquée de cidi El-Hawâry.
61 Mosquée El-Kemmad.
Je reprends le récit de mon excursion dans le quartier des Iladhars. J’ai dit que c’était une véritable solitude; cependant à mesure que j’avance vers l’extrémité occidentale de la rue, quelques figures humaines se présentent à mes regards ; de temps en temps, je rencontre des Arabes portant sur leur tête des plats de couscous ou des corbeilles de viandes rôties ; ils m’avertissent que l’heure du dîner approche. Plus loin, des marchands de bernous et de haïes descendent de leurs boutiques qu’ils s’apprêtent à fermer. J’arrive enfin au bout de la rue, où la vue d’un café ouvert me détermine à faire une courte halte et à accepter une tasse de moka que m’offre une main déjà connue de moi. M. Susboué, premier interprète de l’armée à Tlemcen, m’exprime le désir de me montrer quelques manuscrits arabes qu’il a enlevés aux Bédouins pendant les dernières razias ; je lui promets d’aller le voir dans la soirée et dirige mes pas vers le presbytère où M. le curé, de retour de la visite de ses malades, m’attendait pour le dîner.
M. le drogman Susboué, dont les Arabes du pays ont
transformé le nom en celui d ' Escoabou, me fit un accueil des plus polis, mais froid comme le climat qui lui avait donné le jour (1). Il me fit voir d’abord un manuscrit arabe traitant de médecine et de pharmocopée, dont il me parut extrêmement jaloux, ensuite un autre volume in-4° de 340 folios, magnifique manuscrit qu’en 1845 il avait arraché aux flammes dans un village des Beni-Snous appelé Al~ Khamis, pendant que les troupes françaises se livraient au pillage et massacraient les habitants en révolte.
Il m’a été permis de copier le titre de ce dernier ouvrage que voici : J, juA' Traité des Perles
d’argent, touchant l’Histoire des temps. Sur la dernière page du volume, on lit le distique suivant :
Ce livre se vendrait au poids de l’or, que son propriétaire pourrait encore se croire lésé dans le prix de la vente.
Et comment ne serait-il pas en perte, puisqu’en échange d’une perle précieuse, il recevrait seulement un peu d’or?
11 est dit à la fin de l’ouvrage que la copie en a été achevée le jeudi 5 de redjeb, l’an 1260 de l’hégire. Le titre s’y trouve reproduit un peu plus longuement qu’au commencement du volume ; il se lit de la manière suivante : W-LS'
|l) 1! est originaire du Panemark.
LÀ.\r
J ^LiJI ^U**) ! ^ o..*-
JL» ,.,Ul' Li
-ivre
des Perles d'argent , composé par le chéikh El-Schâthiby, comme abrégé de l’Histoire des temps.
Les noms et surnoms de l’auteur sont indiqués à la suite du titre du livre, où il est appelé : ^Ldl J^î
^JyAV Le docte , le saint, le vertueux
chéikh Abou Abd' Allah cidi Mohammed , fils d’ Aly, fils de Mohammed, fils de ïlossein, fils de Hammouk le Sicilien, l’Espagnol, le Bourgiote.
On lit ensuite : J,bJ é>)\ Jlb ^
w lÀxbj pi est plus connu sous le nom d’ El- Schâtiby, que Dieu très-haut lui fasse miséricorde et lui accorde ses faveurs! Qu’il daigne aussi nous faire tirer quelque profit de la lecture de l’ouvrage de ce savant! Amen.
L’on voit que cet auteur était originaire ou habitant de Xativa, ou Schatibah, ville d’Espagne située dans le district de Valence; mais l’époque où il a fleuri m’est restée jusqu’ici inconnue (1).
(1) Je n’ai rencontré lo nom de notre auteur ni dans Ibn-Khallican, ni dans Hadjy-Khalfa ; seulement, dans le catalogue des ouvrages attribués aux écrivains maures-espagnols que M. Fleischer a ajouté à la lin du Dictionnaire de Hadji-Khalfa, 1 oKilabou ’l-Djouman fy akhbari’ z-zeman se trouve mentionné, mais sans nom d’auteur, ni indication quelconque. Ibn-Khallican ( Dictionnaire biographique, traduit en anglais par M. le baron de Slane, vol. II, p. 199) parle bien d’un ccri-
Lorsque je voulus me retirer, vers neuf heures et demie, il fallut que M. Susboué me fît accompagner par un soldat muni d’une lanterne et d’une paire de pistolets, tant il y avait peu de sécurité dans les rues de la ville, à ces heures de la nuit !
vain du nom d’Ibn-Ferro as-Shatibi (mort en 645 de l’hégire) , auteur d’un poème sur les lectures du Koran, qui avait été disciple d’un autre savant surnommé également As-Slialibi (mort en 565 de l’hégire); mais les noms et prénoms de ces deux écrivains diffèrent de ceux qui sont donnés h l’auteur du Kilabou ’l-Djouman, et il est impossible de confondre celui-ci avec l’un ou avec l’autre.