‹ Tlemcen, ancienne capitale du royaume de ce nomChapitre 50 sur 54 · SECONDE PLAQUE · texte numérisé non relu

SECONDE PLAQUE

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(1) L j ^£31 Ces deux mots, que j6 trouve dans la copie que

je possède de cette inscription, ont été omis par M. Brosselard,

TRADUCTION

Première plaque. Une ligne a été brisée; suit :

« L’émir des Musulmans qui met sa confiance dans le Maître de l’univers, Abou-Hammou, fils de notre maître l’émir Abou-Yacoub, fils df» l’émir Abou-Zéid, fils de notre maître l’émir Abou-Zékéria, fils de notre maître l’émir des Musulmans Abou-Yahia Yar’moracen ben-Zéyan (que Dieu bénisse ses actions glorieuses et éternise ses traces bienfaisantes!), a donné à cette zaouïah bénie, où s’élève le tombeau de son père (Dieu rafraîchisse sa sépulture !), à savoir : dans l’intérieur de Tlemcen la bien gardée, la totalité du moulin attenant à la zaouïah , les trente boutiques connues sous le nom de Saghrah el-Kedimah ( Vieille-Rue des Orfèvres)', de plus, le four à pains situé à Mendier el-Djeld, le bain dit Hammam et-Teboul, le four de Meksem el-Ma (l’endroit où se répartissaient les eaux), et le fondouk d ’El-AUah; en dehors de ladite ville, la totalité du moulin à eau situé dans la partie inférieure du quartier Kelâat beni- Mdala, la moitié indivise du jardin d’ El-Moniah, sis au quartier d’Er- Remaïlah ; de plus, les oliviers de Tifda, ainsi que le terrain où lesdits oliviers sont plantés, avec le pressoir et le moulin h huile qui en dépendent. »

Deuxième plaque :

« La totalité des biens dont est fait donation sont la propriété ( mclk ) du donateur, et la notoriété publique en indique suffisamment les limites, (ie habbous est sans restriction, général, définitif et constitué à perpétuité, dons le but de pourvoir aux dépenses nécessaires des professeurs, des étudiants, de l’imam et du mouedden. »

Les douze lignes brisées qui viennent ensuite, ajoute le savant auteur du Mémoire que nous citons , n’offrent plus qu’un sens tronqué et incomplet qui rend toute traduction impossible; on remarque seulement que les mots medersa et mesdjed sont mentionnés plusieurs fois, ce qui indique que ces deux établissements devaient participer, avec la zaouïah, à la dotation royale ; enfin, on lit, dans les fragments conservés des deux dernières lignes, les dates suivantes :

Année sept cent soixante-trois 763) et sept cent soixante-cinq (76S).

Ces dates correspondent, la première 763 à 1361-62, et la seconde 765 à 1363-64 de notre ère. On voit par là que l’auteur delà donation est Abou-Hammou Mouça II, parvenu au pouvoir en 760, et qu’il ne faut pas confondre avec le sultan du même nom, à qui était due la fondation primitive.... Nous apprenons d’ailleurs par l’inscription rapportée ci-dessus que les restes de son père avaient été déposés dans la zaouïah ; il y avait là, sans doute, pour le prince, un puissant motif de donner à cet établissement religieux des marques toutes particulières de sa libérale protection.

Les douze lignes brisées de la seconde plaque que M. Brosselard n’a pas jugé à propos de communiquer au public, me paraissent contenir assez de mots pour faire deviner ceux qui manquent et indiquer ainsi le sens général du contexte. Le lecteur curieux ne sera peut-être pas fâché de trouver ici ces bouts de phrases accom¬

pagnés d’une traduction.

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TRADUCTION

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