SORCIER
y clous de girofle , y n’ me manque plus que ces gueuses de queues de lézard... et je ne peux pas en trouver la queue d’une des queues...
TORY, riant.
Ah ! dame ! y faut ça pour compléter le sort.
BLUTEAU
Je le sais bien, mais ce n’est pas facile, parce que ces gredins de lézards, c’est adroit! voyez vous! et j’ai eu beau changer de costume et in’ailifl'er de beaux habits , le lézard est malin , tiens, qui dit, v’ià Bluteau qui cherche des queues de lézards... et là-dessus il rentre dans sa demeure... y défend sa queue, c’te béte.
TORY
C’est bon ; mais, pour le moment, laisse tout ça de côté et va trouver Marguerite.
BLUTEAU
Bon!
TOBY
Dis -lui qu’il y a de l’espoir, que ça commence a s’arranger un peu.
BLUTEAU
Très bien.
Qu’elle vienne me trouver ici, elle est si gentille quelle attendrira la Baronne , il n’y a plus qu’elle à décider.
BLUTEAU
La Baronne!., oh! vous n’y arriverez guères sans les trois queues... elle vient encore de me dire qu'elle voulait doter Marguerite.
TOIl Y.
La doter...
BLUTEAU
La doter de cent écus , mais elle veut l’envoyer se faire épouser ailleurs...
TOBY
Diable ! diable !..
BLUTEAU
Elle a des projets sur ma main. (Montrant sa main.) Elle veut disposer de ceci.
TOBY
Va toujours quérir Marguerite.
BLUTEAU
C’est dit... j’y cours. (Revenant sur le devant de la scène.) Oh! si, pendant que je cause là, ma poule allait manger mes clous.
TOBY
Mais va donc, va donc ; v’ià M“* la Baronne.
(Bluteau sort.)