LIVRE XII, CHAPITRE H. 2/|g
mutes nprès le départ de M. Western, et aient smvi à pied la même route, faute avoir pu trouver des chevaux de louage ms Upton. Tous deux cheminaient tristeent, quoique par différens motifs; et si m soupirait très-haut, Tautre, à chaque js, murmurait à Tunisson.
En arrivant au chemin oii M. Western était airété , Tom crut devoir s'arrêter issi; et, en se retournant vers Partridge,
consulta sur la route qu'il convenait de pendre. Ah , Monsieur! s'écria-t-il , plût au iel que vous voulussiez, suivre mon avis!...
t pourquoi non? répliqua Jones: il m'est issi indifférent de savoir où je vais, que ï savoir ce que je deviendrai... En ce cas, prit Partridge, mon avis est que nous tournions chez vous. Quand on est sûr un pareil gîte, c'est être fou que de courir nsi les champs comme des vagabonds, irdon, Monsieur, sedvox ea sola reperta
Hélas! s'écria Tom, où prétends- tu que
retourne? Il ne me reste plus d'asile
ue dis-je? quand même, mon ami, quand
seul, malheureux I dit- il en «'adressai Partridge, c'est toi, détestable imtor, i toi qui m'as perdu lil faut que je t'arrache l'Âme 1... Cédant alors h sa fureur, et prenant Partridge à la sai^e, il le secoua de .
façon que le pauvre, homme se crut mai Le malheui-cux tomba aux genouK ( terrible Jones, en pleurant, et en attestant son innocence... Notre héros s'arrêta ti à coup, lui lança un coup d'ceil farouche, recula quelques pas, et acheva d'épuiser sur lui-même un accès de fureur qui doute eût anéanti son compagnon. Nous ne tenterons pas de peindre les différens transports de Jones dans ce cruel moment. Qu'il suffise au lecteur de savoir que cet amant infortuné , après avoir joué d'original le rôle de Roland pendant quelques minutes, i venu par degrés k lui-même, et trouvant encore à ses pieds le timide Partridge, le rc