LIVRE XII, CHAPITRE II. :i5l
çut dans ses btâs, et lui demanda tendre-naent pardon de la frayeur qu'il lui avait causée. Il le pria pourtant de ne jamais lui parler davantage de retourner chot M. Al- 'wordiy , étant fermement résolu de ne plu^ t^cvoir ce château.
Partridge avait l'âme chrétienne; il prorait, et de très-bonne foi, de respecter celte défense. Puisqu'il m'est absolument imposable, s'écria Jones, de suivre plus longtemps les traces de ma seule divinité. 4..
suivons donc celles de la gloire. Allons, mon braVe ami, marchons, ou plutôt courons à l'armée.
Il partit en achevant ces mots; et le hasard lui ayant fait choisir .un chemin contraire à celui qu'avait pris M. Western, le remit directement sur les traces de Sophie.
Ils cheminèrent assez long- temps sans proférer une syllabe : Jones avait assez à penser, et Partridge trop à craindre.
Tom se lassa pourtant du monologue : il acheva de rassurer Partridge , en lui jurant qu'il pouvait maintenant parler sans crainte; et un mendiant, qu'ils aperçurent de loin ,
fournit iin trùs-bon texte au pédagogue po s'iDilemniscr du long silence qu'il avait li cément observé.
Son homélie .roula d'abord surlachari et sur la dureté du cœur humain; de passant, par une transition naturelle, chapitre de la guerre, il déclama contre fléau de l'humanité avec une véhémei qui l'étonna bientôt lui-même, an poini le faire arrêter tout court, pour deman pardon à son maître d'en avoir peut-f trop dit.
Ne crains rien, mon cher Partridge, dilTom en souriant ; j'étais déjil si coDvai de la pollronuerie, que rien de tout ce < tu peux dire ne saurait m 'émouvoir... V pouvez, Monsieur, lui répondit P^rtrid vous pouvez à votre aise m'accu^er de ] tronnerie : si le désir de conserver sa pi entière rend un homme poltron, non tint nés ab iUU malis suinas. Je ne lus janii dans la grammaire, qu'il ne fût pas possi d'être honnête homme sans se battre:
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