LIVRE XII, CHAPITRE IV. a
tière, et surtout dans ces cantons, à cause de la marche des révoltés.
Jones, désespéré, tentait en vain d'engager. le guide à l'escorter jusqu'à Coventry : cet homme était inexorable.
Tandis qu'il le pressait de nouveau dans la cour du cabaret, un cavalier qui arrivait le salua en le nommant par son nom , et en lui demandant des nouvelles de M. Alworthy et de sa famille.
Tom ne l'eut pas plus tôt envisagé, qu'il reconnut M. Dowling, ce même procureur avec qui il avait dîné depuis peu à Glocestre.
M. Dowling conseilla à Jones et le pressa fort de ne point partir ce soir-là, attendu , les mauvais chemins et l'obscurité de la nuit Mais Tom avait pris son parti : dût-il faire la route à pied, rien n'était capable de l'arréter.
Quand le bon procureur vit ses instances inutiles, il se joignit à Tom pour engager le guide à l'accompagner dans ce petit voyage. Les prières et les promesses le gagnèrent enfin; et il consentit à tout, pourvu ic. s3
qu'on lui permît de faire rafraîchir ses chevaux.
Pendant cet intervalle, M. Jones, à son tour, fut aussi obligé de consentir à boire un coup avec M. Dowling; ce qui occasiona entre euK la conversation. dont nous allons rendre compte.