X.IVBE VIII, CHAPITRE IX. Sj
OÙ est ton urgent? Montre -nous tous tes * trésors^ traître y ou Je te brûle la cerpeUe, ,
Grand Dieu! s'écria la vieille, c'est sûrement quelque voleur qui vient d'attaquer mon maître... Hélas ! que faire? 6 Dieu 1 que vais-je devenir?... Que faire? s'écria Jones: ces pistolets sont-ils chargés? Hélas! non, Monsieur.... Au nom du Ciel, ne nous massacrez point ! ( La bonne femme n'avak point alors meilleure opinion de ceux du dedans que de ceux du dehors.) Tom ne daigna pas lui répondre; mais, en se saisissant d'un vieux sabre très- large qui pendait à la tapis^ série, il vola au secours du solitaire, qu'il trouva terrassé par deux hommes auxquels il demandait la vie. Tom ne leur fit aucune question ; mais il tomba si vivement sur eux avec son redoutable cimeterre, que les voleurs, peu disposés à cette attaque, se hâtèrent de lâcher prise et de se sauver, en roulant jusqu'au bas de la montagne.
Jones, après les avoir reconduits quelques pas, revint au vieux solitaire, qu'il trouva presque sans sentiment , et qu'il fit revenir, en kii marquant combien il prenait part à
' son malheur, au cas qu'il fût aussi blessé qu'on le pouvait craindre.
"L'Homme de la Montagne ouvrit les yeux , fixa quelques instans notre héros, et s'écria en soupirant: Non, Monsieur, non^ mes blessures sont peu de chose, et je rends^grâces à votre pitié!... J'aperçois , Monsieur, lui dit Tom, que vous n'êtes pas sans soupçons sur le compte des personnes mêmes qui ont eu le bonheur de vous être ici de quelque secours; je ne puis même absolument vous condamner: rassurez -vous pourtant; vous, ne voyez ici que .des amis, charmés d'avoir été assez heureux pour vous défendre. Nous nous étions égarés dans ces bois : le froid de cette nuit nous avait fait chercher quelque soulagement chez vous, et nous allions partir, lorsque vos cris nous ont fait voler à votre défense. Voilà votre arme, Monsieur; , c'était uniquement pour vous servir que je^ | m'en étais emparé : je n'en ai plus besoin^!
daignez, s'il vous plaît, la reprendre.
Le bon vieillard, après avoir repris #^ sabre teint du sang de ses ennemis, je||^ regard de surprise et d'admiration sur^