‹ Tom Jones, ou, L'enfant trouvé (volume 3)Chapitre 68 sur 165 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

' Éclaircissemens.

Nous avons eu soin d'indiquer , dans le chapitre précédent , avec quelle politesse notre héros s'était prêté à la répugnance de madame Waters, concernant le détail des aventures de sa vie. Mais nos lecteurs sont peut-être moins délicats : il faut, en peu de mots , le^ satisfaire.

La dame Waters n'était donc, en effet, comme le sergent l'avait soupçonné, que la maîtresse de son prétendu mari. IN^ous ajoutons à regret qu'elle avait eu quelques bontés pour l'enseigne Northerton ; que la division du régiment où servait M. Waters, ayant deux jours de marche sur la compagnie dans laquelle M. IN^ortherton était enseigne, était arrivée à Worceslre le lendemain du démêlé sanglant, ci-devant rapporté, entre Northerton etTom Jones; et qu'il avait

ia4 TOM JOUES,

été cônTenn, entre madame Waters et le capitaine de ce nom, qu'elle accompagnerait sa marche jusqu'à Worcestre seulement, pour de U retourner à Bath, où son prétendu mati irait la rejoindre après la fin de la campa gue.

W. Northerton avait été instruit de cet arrangement par la dame, qui avait même promis de rester .'iWorcesIre jusqu'à ce que la compagnie de l'enseigne y arrivât A quel dessdu, me dira-t-on? Le lecteur petit le deviner. Notre devoir est de narrer fidèlement; et rien ne nous oblige à faire violence à la candeur de notre cnraclère, par d'injurieux commentaires sur la plus aimable partie du genre humain.

Norlherton ne s'élaît pas plus lot échappé de l'hôtellerie où il avait si cruellement traité notre héros , qu'il avait couru à Worceslrc à la rencontre de madame Waters, dont répoui en titre n'était parti que depuis très-peu d'heures. L'enseigne n'avait pas cm devoir cacher à celte dame son démêlé avec Tom Jones : il avait seulement cru devoir tupprimertouteslescirconstancesqui eussent

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