‹ Tom Jones, ou, L'enfant trouvé (volume 3)Chapitre 72 sur 165 · LIVRE X, CHAPITRE I. l3l · texte numérisé non relu

LIVRE X, CHAPITRE I. l3l

tre, et arrive dans la chambre de madame Waters.

Si rapparition de cet autre homme en chemise ajouta à l'indignation que ressentait déjà la dame, elle diminua pourtant ses craintes; car dès que le nouveau venu eut envisagé Tautre.... Eh ! mon cher Fitz-Patrick, s'écria-t-il, que diable fais-tu donc ici ?... £h I mon cher Macklachland , répondit Tautre, que diable y cherches- tu toi-même?

Tiens, regarde, voilà le ravisseur, voilà celui qui m'enlève ma femme.

De quelle femme parles-tu? interrompit M. Macklachland. La tienne m'est-elle inconnue ? Où diantre la vois-tu donc ici?

Fitz-Patrick , en ouvrant de grands yeux, et voyant enfin son erreur, demanda mille pardons à madame Waters. Quant à vous , dit-il à Tom Jones, en le regardant fièrement, je n'ai rien à vous dire : vous m'avez maltraité, je pense; nous nous verrons demain.

Tom ne répondit à cette bravade qu'en lui riani: au nez ; tandis que M. Macklachland, prenant son compatriote par le bras, après lui avoir fortement reproché son im-

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prudence, se mettait en devoir de l'entraîner dans sa chambre.

Pendant tons ces propos^ la dame, qui avait eu le temps de respirer et de rasseoir ses idées ) avait remarqué une porte de communication entre sa propre chambre et celle qui avait été destinée à M. Jones. Il ne lui en fallut pas davantage pour trouver jour à sauver sa réputation.

Elle se mit à crier de nouveau: Au meurtre ! à la violence! Et Thôtesse étant enfin accourue au bruit, la dame Waters Taccabla de reproches sur le peu de sûreté d'une maison où une femme de condition se trouvait exposée à se voir ravir dans son lit et la vie et Thonneur.

L'hôtesse, qui se trouvait insultée, cria bientôt aussi haut qu'elle, en soutenant que sa maison ainsi que sa réputation avaient toujours été sans tache, et demanda, en jurant, aux hommes la cause de toute cette avanie.

Fitz-Patrick répéta qu'il avait fait une méprise, et qu'il en demandait pardon; après quoi son ami l'emmena dans son appartement.

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