‹ Tom Jones, ou, L'enfant trouvé (volume 4)Chapitre 100 sur 170 · LIVRE V, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE V, CHAPITRE II

ient, après la voir arraché du bras de sa [e, et apostrophé d'une épithète de camgoe, l'avait déjà jeté au feu, lorsque Sotie, en sautant du clavecin à la cheminée, riva encore à temps pour le sauver des immes.

Cet incident paraîtra sans doute, de peu importance à plus d'un de nos lecteurs :

pendant l'effet qu'il produisit sur l'âme de tre héros ne nous a point permis de le pprimer. Un historien judicieux n'omet nais les plus légères circonstances; car ist presque toujours d'elles que naissent I plus grands événemens. Il sait que le )nde n'est en effet qu'une vaste machine, int les maîtresses roues ne reçoivent leur )uvement que des plus petites ; et qu'il en t de cette dernière espèce qui ne sont s faites pour être vues par tous les ax.

Ainsi ce que tous les attraits de l'incomirable Sophie, ce que la douceur de ses !ux , l'harmonie de sa voix , les grâces de personne, la beauté de son âme, et ses ndres dispositions, n'avaient pu faire pour I. i5

170 TOM JOKES.

subjuguer absolument le cœur de Joues...

fut opéré par un manchon.

Ce cœur, ainsi que certaine forteresse ', fut en cet instant enlevé par .surprise. Toutes ces considérations d'honneur et de prudence que M. Jones, ainsi qu'un militaire habile, avait placées en avant pour défeadre les avenues de ce même cœur, désertèrent leurs postes, et X amour vainqueur entra triomphant dans la place.

* Berg-op-Zoom.

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