LIVBK VI, CHAPITRE IV
sant la main; mettez le comble à mon bonheur, en me permettant d'espérer.
Hélas ! lui dit Sophie, à quoi prétendezvous que je m'engage ? Quel espoir puis-je TOUS donner?... Ignorez-voiis tout ce que je dois à mon père ? ignorez-vous ses cruelles intentions ?
Non , lui répliqua-t-il ; mais je sais qu'il ne peut vous forcer de vous jeter aveuglément dans les bras du malheur.
Ce n'est pas le mien qui me touche, repartit Sophie, c'est bien plus encore la crainte de troubler le repos de ses j.ours; c'est plus encore celle de rendre votre perte aussi certaine que la mienne, si je suis assez
faible pour ne pas résister à vos feux
C'est cette seule idée qui m'affermit assez pour vous ordonner de prévejpir tant de malheurs, en vous séparant de mbfpour jamais.
Révoquez cette horrible sentence ! s'écria Jones ; je ne crains rien que de perdre Sophie... Ciel ! prononce ma mort avant que de nous séparer !
Les deux amans, fondant en larmes, s'atjtendrissaient ainsi mutuellement, lorsqu'un