LIVRE I, CHAPITRE II
Débora Wilkins, c'était son nom, fille plus que doublement majeure, qui, par droit de vétërance, commandait aux autres domestiques, et avait acquis, par degrés, celui de parler familièrement à son maître. Sa surprime , son trouble et sa consternation , à la vue de cet enfant, sont plus aisés à pressentir qu'à exprimer. Un cri d'horreur fut le premier signal du recouvrement de ses sens.... Ah, Monsieur ! ah, Monsieur I ditelle, que ferons-nous de cet enfant ?... Il faut en prendre soin , répondit M. Alworthy , et demain matin lui chercher une nourrice.
Oui, sans doute. Monsieur, et j'espère que vous ordonnerez les informations convenables pour connaître sa coquine de mère, car elle est sans doute de notre voisinage ; • et je brûle déjà de la voir conduire à Bridwel '. Peut-on punir trop rigoureusement de pareilles canailles ? Ce n'est sûrement pas son premier, monsieur.... Jugez-en par son impudence , en vous attribuant cet enfant!.... A moi ? répondit M. Alworthy, je
K Maison de correction.
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ne puis croire que tel ait été son des Sans doute cette malheureuse 1 cru i voie la plus propre pour assurer la sul tance de son fils : et je stiis vraiment qu'elle n'ait pas fait pis.... Ah, Monsii y songez-vous 7 Que ne dira-t-on pas, ne croira- t-on pas, si l'on vous voîtprei soin de cet enfant? La paroisse n'est point-là ? Pourquoi vous charger du pi d'une aussi vile créature ? Ah ! quelle 1 reuri Je ne puis regarder ce marmot, répugnance et sans dégoût. Si vous dai{ m'en croire, la nuit est belle, un pei pluie et de veut n'y font rien ; je puis ' fermer chaudement dans Un panier, i mettre sous le portail de l'église. Quel en peut-il arriver 7 Vous en serez du m débarrassé.
Plus d'un trait de cette harangue eût doute offensé M. Alworthy, s'il avàii l'entendre avec plus d'attendon ; mai gentillesse de l'enfant qui s'était em] d'un de ses doigts, qu'il pressait dans petites mains, comme s'il eût imploré assbtance, le rendait sourd à l'éloqui