CHAPITRE II
QuereOes de famille. '
Le jour même (pie M. Western avait tenu sa fille prisonnière , la tante de Sophie était absente du château. Le soir, à son retour, elle avait trouvé la conduite du père d'autant plus ridicule, qu'il avait agi sans la consulter, et que , pour se tirer d'embarras, il s'était absolument reposé sur sa scemr de la conversion de sa fille.
Le matin même du départ de M. Jones, madame Western fit, appeler Sophie dans son appartement, où, après lui avoir appris qu elle avait rompu les fers de sa nièce, celte femme philosophe déploya de nouveau toute son éloquence pour lui prouver que le choix d'un époux devait être indifférent pour une fille raisonnable, pourvu qu'il fût bien riche, et pût lui donner un rang dans le monde.
£lle déclama fortement contre l'amour, qui