LIVRE VII, CHAPITRE IX. 3o
rhôtellerie; Thôtesse et le lieutenant seul, qui voulut que la compagnie partît de bonne heure, vidaient ensemble anejatte àepunch % lorsqu'on entendit sonner fortement de la chambre de Jones. Grande surprise pour les domestiques, qui tous voulaient encore qu'il fût mort; grande dispute entre eux à qui irait ou plutôt à qui n'irait pas savoir ce qu'il voulait... Les cris de l'hôtesse, et les menaces du lieutenant prévalurent enfin:
ils y montèrent tous ensemble, et rapportèrent à l'officier que le défunt, qui paraissait se porter à merveille, le suppliait de vouloir bien passer pour un instant chez lui, avant que de partir.
L'officier y vola ; et s'étant assis à côté du lit du malade, lui raconta tout ce qui s'était passé la nuit même dans la maison, et apprit à Jones la résolution où il était de faire Un exemple de la sentinelle.
Tom crut alors lui devoir découvrir la vérité ,des choses , en lui demandant grâce
' Sorte de boisson forte , très-usitée en Angleterre , composée d'eau-de-vie, d'eau commune, de sucre, de jus de citron , etc.
3o4 TOM JONES.
pour le pauvre grenadier, qui n'était coi pabl'e que d'avoir eu peur.
C'est du moins un poltron, répondit lieutenant, et je serais tenté de l'en puni Mais qui peut répondre de soi-même en c occasions ? Je l'ai toujours vu brave deva l'ennemi. Allons, c'est toujours quelque cho qu'il reste à ces d rôles-là quelque idée < religion. Je vous promets qu'il sera libre partant d'ici... Mais j'entends battre la gér raie... Adieu, mon ami; embrassons- no encore une fois; guérissez-vous; soyez tra quille. Si vous ne pouvez mieux. faire, laiss votre vengeance au Ciel, et venez nous r joindre dès que vous le pourrez.
A ces mots le lieutenant partit , et Te tâcha de se rendprmir.