‹ Tom Jones, ou, L'enfant trouvé (volume 4)Chapitre 28 sur 170 · LIVRE I, CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE VIII

lettre à son aisé; et le pauvre homme, b avoir attrapé quarante ans, se voyait s la dure nécessité de vivre aux dépens itrui.

^n convive de cette espèce était sur re bien accueilli chez M. Alv^orthy, au- > de qui l'infortune vertueuse était tou- *s recommandable. Ajoutons à ceci que octeur paraissait avoir un grand fond de gion ; et que par cet endroit seul, il avait it de plaire également à M. Alworthy et iss Brigite , qui, possédant les ipatières controverse au point d'avoir souvent narrasse tous les ministres des environs, ivait un singulier plaisir à les agiter avec et bien plus encore à la façon polie dont locteur savait presque toujours la faire [1er, en paraissant céder à la force des âroens qu'elle lui opposait.

1 s'aperçut bientôt qu'il commençait à ire à miss Brigite : son amourrpropre en d'abord flatté ; mais un ressouvenir cruel poisonnait toute sa joie. Il était marié de-. is dix ans, et séparé de sa feramé; et ce al secret était connu de M. Alvforthy !

A force de rêver à son malheur, il se rappela qu'il avait un frère , grand garçon bien bâti, âgé d'environ trente -cinq ans, d'une physionomie un peu dure, et nullement adoucie par une large balafre qu'il avait au front (car il était officier réformé), mais qui, à tout prendre, était pourtant assez agréable quand il était de bonne humeur. Son éducation avait été soignée ainsi que celle du docteur, attendu que leur père avait desâné ce second fils à l'état ecclésiastique. iVIais le vieux bonhomme ayant cessé de vivre avaijt que son cadet eût pris les ordres, le jeune écolier, qui avait toujours eu un goût décidé pour la guerre, n'avait pas balancé un instant à préférer la commission du iroi à celle de son évêque.

Il était parvenu, par grades, au poste de capitaine de dragons, lorsqu'une querelle qu'il avait eue avec son colonel l'avait forcé de se défaire de sa compagnie. Depuis sa retraite, il s'était jeté, par forme d'aijiusement, dans l'étude des matières de religion, et ne pouvait par conséquent être soupçonné d'attachement pour les sentimens à la mode.

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