‹ Tom Jones, ou, L'enfant trouvé (volume 4)Chapitre 27 sur 170 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

alité de M. Alwortby. Caractères crayonneB de enx frères , un médecin et un capitaine.

château de M. Alworthy, de même ►n cœur , était ouvert à tout ce qui à Thumanité, et surtout aux perde quelque mérite. C'était, à dire la seule maison d'Angleterre où Ton ir de trouver à dîner , pourvu qu'on digne. Les hommes de génie , les sa- 'es artistes distingués, étaient ceux érissait le plus. Quoique son éducaété négligée, ses lumières naturelles, ibnées par une application réfléchie ] des belles - lettres et par la fréll des gens de goût, l'avaient mis me connaître et d'apprécier les figes de tout genre. Il n'est donc lat que les auteurs de différens idassent dans une maison où ils Vn reçus , où ils étaient sûrs de

la bienveillance du maître, où, enfin, ils pouvaient se regarder comme maîtres euxmêmes. Car M. Alworthy n'était pas de ces opulens fastueux , toujours prêts à caresser les auteurs d'une certaine classe, dans l'espoir seul d'être amusés, instruits, flattés et prônés dans le monde. Chez lui l'on était à soi-même : on y disposait de son temps ; on y pensait tout haut; on était sûr, enfin, dès que l'on était estimable, d'être véritablement estimé.

Le docteur Blifil était un de ceux qui cultivaient le plus M. Alworthy. Cet homme avait eu le malhçur de perdre le fruit de beaucoup de talens, par l'opiniâtreté d'un père à vouloir lui faire embrasser une profession absolument contraire à son goût. Le docteur, par pure obéissance, s'était donc appliqué, ou plutôt avait feint de s'appliquer à la médecine : car, de tous les livres, ceux qui concernent cette matière étaient ceux qu'il connaissait le moins ; et, malheureusement pour lui, le docteur était en effet parvenu à pouvoir mériter ce titre en toute espèce de science, excepté celle qui pouvait

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