LIVRE II, CHAPITRE I
•opre patron), et qu'il n'avait jamais lé d'aller voir, au moins une fois le lepuis qu'il le faisait nourrir au châ-
roposa même à sa sœur de faire élever s avec le petit Tom '; et elle y con- , quoique avec quelque répugnance:
e avait réellement beaucoup decom- Dce pour son frère. De là venait sans
qu'elle avait toujours eu plus de j pour cet orphelin, que les femmes vertu rigide n'en ont d'ordinaire pour rtes d'enfans, qui, tout innocens qu'ils U e la faiblesse dé leurs mères, sont souegardés comme de vivans trophées de itinence.
capitaine ne supporta pas si aisément il regardait comme une véritable fai*:
dans M. Alworthy. Il tenta même l'une fois, en jetant adroitement des lies dans l'âme de son beau-frère, de e^rir les yeux sur un attachement qui it être mal interprété par les rigo-
•éviation de Tlioina<.
listes, et par conséquent nuire à la réputation du monde la mieux établie. Mais M. Alworthy, dont rien n'était capable d'ébranler les principes (la charité en était la base), lui répondit si vertement sur cet article, que le capitaine conçut qu'il fallait se taire et renfermer dans son cœur des sentimens de jalousie qu'il n'avait pu cacher.
Mais tandis qu'il rongeait son frein, la dame Débora venait de faire une découverte qui, par ses suites, menaçait d'être plus fatale pour le pauvre Tom que tous les argumens du capitaine.
Soit que l'insatiable curiosité de cette femme l'eût poussée à cette recherche, soit qu'elle ne s'y fût appliquée que pour se mettre d'autant plus dans les bonnes grâces de sa maîtresse, il n'est pas moins vrai qu'elle était parvenue à découvrir enfin quel était le père du petit Tom.
Le lecteur se ressouviendra sans doute que Jenny Jones avait passé quelques années chez un maître d'école, qui s'était plu à lui enseigner le latin, et qui, enfin, en avait fait une écolière plus savante que son maître