CHAPITRE VIII
Plus de choses, et plus claires, mais dérivant de la
même source.
Le lecteur ne sera, je crois, pas fâché de revenir avec nous chez la charmante Sophie. Elle avait passé la nuit du soir où nous i*avons quittée assez désagréablement Le sommeil l'avait peu favorisée, les songes encore moins ; et lorsque mademoiselle Hoi^ora, sa femme de chambre, était entrée dans son appartement à Theuré ordinaire, Sophie était déjà debout et habillée.
A la campagne , pour peu qu'on ne demeure qu'à une lieue les uns des autres, on est censé voisins, et les nouvelles s'apprennent avec la même célérité que si l'on vivait porte à porte. Mademoiselle Honora savait dt^à toutes les particularités de l'aventure de Moly, et débuta par en régaler sa maîtresse, en jetant tout le blâme de la chose sur l'imprudence de la fille, et en plaignant