‹ Tom Jones, ou, L'enfant trouvéChapitre 134 sur 140 · LIVRE xviif. 33 r · texte numérisé non relu

LIVRE xviif. 33 r

mérite, et qui fera tousses efiorts pour tâcher de s'en rendre digne. — Tous ses efforts, s'écria Western , je garantis qu'il les fera. Écoutez-moi, Alhvorthy, je gagerais cinq livres sterling contre une couronne que nous aurons un petit enfant de demain en neuf mois. Mais je l'en prie, dis -moi quel vin tu veux boire: veux-tu du Bourgogne, du Champagne, ou tout autre? car, graces au ciel, nous allons boire toute la nuit. — Vous voudrez bien m'excuser, monsieur, dit Alhvorthy, mais mon neveu et moi nous nous sommes engagés, avant de deviner que son bonheur fût si prochain. — Engagés.^ dit Western. Ne ïue parle pas de cela. Je ne veux pas te quitter de toute la nuit , dans une pareille occasion : tu souperas ici, quand le diable y serait. — Il faut que vous me pardonniez, mon cher voisin, répondit Allvvorthy ; mais j'ai donné ma parole, et vous savez que je n'y manque jamais. — Qui donc, je t'en prie, t'a engagé? — M. Allvvorthy le lui dit, et lui nomma même les conviés. — Palsembleu, reprit Western, j'irai avec toi, Sophie y viendra aussi , car je ne veux pas te quitter

de toute la nuit , et il serait trop cruel de séparer Tom de Sophie. » Cette proposition fut aussitôt acceptée par M. Alhvorihy. Sophie y consentit, après avoir obtenu de sou père une promesse particulière qu'il ne dirait pas un mot de son mariajre.

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