‹ Tom Jones, ou, L'enfant trouvéChapitre 76 sur 140 · LIVRE Win. It) I · texte numérisé non relu

LIVRE Win. It) I

Ions mes malheurs; tous les maux alTieu.v qui sont tombés sur moi ne sont que des conséquences de mes folies et de mes vices. Ce que tu m'as dit, Partridge, m'a presque privé de

ma raison; mistress Waters était donc mais

pourquoi le demander .^ car tu dois bien assurément la connaître Si tu as quelque affection pour moi , si tu as seulement quelque pitié, je te conjure d'aller chercher celte misérable femme, et de l'engai^jer à revenir me voir. O bonté du ciel! un inceste!..,, avec manière! A quoi suis-je donc réseivé ? » Il tomba alors dans un accès presque fréuélique, de douleur et de désespoir. Partridge déclara qu'il ne l'abandonnerait pas. Mais enfin , après avoir laissé un libre cours à ses transports, Jones revint un peu à lui-même; et, ay-ant dit à Partridge qu'il irouverait cette malheureuse femme dans la même maison où était logé le blessé, il lui ordonna d'aller la chercher.

Si le lecteur veut avoir la bonté de se rappeler la scène d'Uptou que nous avons racontée dans notre neuvième livre, il sera vraiment surpris de la foule de circonstances exlraordi-

iiaires qui nialheureusemeut ne permirent pas à Partridge et à mistress Waters de se rencontrer, quoiqu'elle y eût passé un jour entier avec Joues. C'est ce qu'on peut remarquer tous les jours dans la vie, où les plus grands événements sont produits par un enchaînement presque incroyable des plus légères circonstances : le lecteur attentif peut en avoir découvert plus d'un exemple dans le cours de celte histoire.

Après une recherche infructueuse de deux ou trois heures, Partridge revint auprès de son maître sans avoir vu mistress Waters. Jones, qui se désespérait à l'attendre, perdit presque tout-à-fait la tête par suite de cette nouvelle ; il ne fut pas cependant long-temps avant de recevoir la lettre suivante :

Monsieur ,

« Depuis que je vous ai quitté, j'ai vu quelqu'un de qui j'ai appris des choses qui m'ont surprise et vivement aflectée; mais comme je n'ai pas à présent le loisir d'entrer dans les dé-

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