SEDIBUS ELECTIS REDDIDIT OSSA PATER
« Ce que, vivant, ni le droit ni les armes ne t’avaient donné, tu peux, Henri, mort, jouir de cette ville. Illustre par les titres de tes aïeux, heureux de porter le surnom de ton père, gendre du roi des Français, voilà que tu gis. Tu touchais le sceptre anglais, du vivant de ton père, lorsque l’heure fatale t’enlève aux vœux du peuple. Mais, demi-mourant, en souvenir des tiens, tu choisis ta sépulture dans la demeure de Notre-Dame. Le Mans t’avait mis dans le tombeau de ton aïeul ; ton père a rendu tes ossements au séjour que tu avais choisi 3. »
' L'archevêque Gautier mourut le 15 novembre 1207.
s Page 59, Dom Pommeraye a dit, dans son Histoire de la Cathédrale de Rouen: « Nous ne trouvons aucun ancien Epitaphe qui ait été fait pour luy (Henri-le-Jeune), mais en ayant lû un que feuM. Le Prévost a composé, j’ay jugé qu'il méritoit bien d’être rapporté en ce lieu. » Page 65. Et il cite l’épitaphe donnée par M. Deville. C’est d’après lui que nous en avons rétabli le texte, singulièrement altéré, avec la ponctuation qui faisait complètement défaut dans notre IVls. Le Prévost était un chanoine de la Cathédrale fort érudit, qui était mort au xvn° siècle, quand écrivait D. Pommeraye. Voir ibid., p. 286. — F. B.
3 Comme dans la plupart de ses traductions, M. Deville est loin de joindre ici l'exactitude à l’élégance. — F. B.
TOMBEAU DE L’ARCHEVÊQUE MAURICE
Vitæ austeritate, Liberalitate In pauperes clarus.