‹ Tombeaux de la cathédrale de RouenChapitre 49 sur 99 · P. ROBINET MEDIC VS FACIEBAT · texte numérisé non relu

P. ROBINET MEDIC VS FACIEBAT

« Marin Lepigny, conseiller, aumônier ecclésiaste ordinaire du roi, chanoine, archidiacre et doyen des médecins de Rouen, 1621, âgé de soixante-sept ans.... P. Robinet médecin faisait. »

Bernard LEPIGNY I.

Nous n’avons rien de particulier à dire de Bernard Lepigny I, chanoine et archidiacre du Grand-Caux, comme son oncle Marin Lepigny, ainsi que le rapporte la pierre tumulaire, si ce n’est qu’il fut prince de la confrérie de Sainte-Cécile et de celle de rimmaculée-Gonception; qu’il obtenait, en 1644, le prix des Palinods, la cruche d’argent, pour une ode latine sur Moïse sauvé des eaux, et qu’il mourut, le 7 mars 1655, à l’âge de soixante-six ans, emportant l’estime de tous les gens de bien. Il laissa, en mourant, 100 livres de rente pour augmenter la fondation des matines de l’Assomption de la Vierge.

Bernard LEPIGNY IL

Bernard Lepigny II avait succédé, à son tour, à son oncle, comme archidiacre du Grand- Caux, dès l’année 1652, et, plusieurs années après, comme prince du Puy de Sainte-Cécile en 1664, dont il fut lauréat. « Il avait sçu conquérir, dit un de ses contemporains, une grande estime par ses doctes et éloquentes prédications. » Le rédacteur de son épitaphe est allé plus loin. La postérité ne s’est point chargée de sanctionner le pompeux éloge qu’il en a tracé ; elle n’a point gardé le souvenir de la facilité clu génie et de la sublimité de V éloquence de Bernard Lepigny.

Quelques personnes, au lieu du millésime 1621, ont lu 1521, erreur que la grossièreté du tracé des chiffres de l’inscription peut, jusqu’à un certain point, justifier. Si l’on admettait ce millésime de 1521, Lepigny, né en 1554, aurait vu le jour cent ans plus tôt, en 1454, et seroit mort (en 1633, ainsi que l'indique le registre capitulaire de la Cathédrale) âgé de cent soixante-dix-neuf ans. Il n’y a donc pas à hésiter, un seul instant, à adopter le millésime de 1621, pour notre médaillon.

TOMBES

Le clergé de la Cathédrale avait fait faire plusieurs démarches, mais sans succès, auprès de la cour de Rome, pour obtenir, à quelque prix que ce fût, la ratification du don que l’archevêque François II de Harlay lui avait fait de sa bibliothèque. Confiant, sans doute, dans l’éloquence de Bernard Lepigny II, le chapitre l’envoya à Rome auprès du pape Alexandre VII. Notre archidiacre, qui s’était mis en route le 15 mai 165G, revint comme il était parti, les mains vides : il en fut pour ses frais d’éloquence et de voyage.

La pierre tumulaire qui fait suite, sur le même rang, à celle des Nagerel et Lepigny, ne porte, malheureusement, aucune inscription. Tout ce qu’il est possible de savoir, c’est qu’elle appartient à l’époque de la Renaissance : les figures d’anges, qui sont gravées dans la partie supérieure, ainsi que le caractère du dessin, rappellent le goût et la grâce de l'époque.

Peut-être serait-il permis de supposer qu’elle recouvrait les restes de l’évêque d’Angoulême, Antoine, mort en 1510, dont le chapitre de la Cathédrale avait autorisé l’inhumation dans la chapelle de la Vierge ; mais à la condition qu’il n’y aurait qu’une simple pierre absque aliquâ cleocitione è terra, et sans aucune inscription.

Un peu plus bas, en face du tombeau de Pierre de Brézé, est une autre tombe plate, par malheur entièrement effacée, ayant lm,G2 de long sur 0m,80 de large, que nous signalerons comme étant la seule en marbre blanc que l’on retrouve dans toute l’église. Elle fut placée, au commencement du xvme siècle, sur la cendre d’un grand archidiacre, de Y de Séraucourt, ainsi que nous l’apprend l’épitaphe que les historiographes, à défaut du marbre, nous ont conservée.

En voici le texte latin :

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