‹ Tombeaux de la cathédrale de RouenChapitre 60 sur 99 · LA NEF · texte numérisé non relu

LA NEF

En entrant dans la nef, par son bas-côté septentrional, la vue est tout d’abord attirée par une immense pierre sépulcrale, de 3m,30 de long sur im,65 de large, toute semée de petites plaques de marbre blanc, au nombre de 27 (voir PI. XXIV).

Au centre, apparaît la silhouette de la tête du défunt et de ses deux mains3, près desquelles sont incrustés, également en marbre blanc, deux petits morceaux, simulant, l’un, un bas de jambe, l’autre, une espèce de flacon renversé. Toutes les autres plaques de marbre, rangées symétriquement, offraient l’image de saints et de saintes, sous le patronage desquels s’était mis le défunt : il n’avait pas craint, on le voit, de frapper, à coups redoublés, à la porte du Paradis.

Cette vaste pierre, qui appartient, au plus tôt, aux premières années du xvie siècle, avait été ciselée avec une si grande légèreté que tous les traits des figures et des ornements ont disparu sous les pas des fidèles.

Quant au listel de la pierre, place ordinaire de l’inscription tumulaire, ses deux grands côtés latéraux, ainsi que le petit côté supérieur, qui présentaient réunis une étendue de plus de neuf mètres, sont parfaitement unis et n’offrent pas la trace d’une seule lettre. Aussi sommes-nous porté à croire qu’ils n’en ont point reçu, dans l’origine.

1 C’est dans cette partie de son ouvrage que M. Deville a fait les additions les plus considérables. — F. B.

•*. On ne. retrouve guère « deux mains jointes » dans le dessin du ms. Voir Planche XXIV. — .F,. B.

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