MATI1II.DE
je ne veux plus entendre ce mol là, et j'exige d'abpr4 que vous ne m'en parliez plus,
EDMOND
Et de quoi alors vous parler ?
mathilde , avec impatience.
De ce que vous voudrez... de toute autre chose... Vous est-il donc impossible sans cela d'être aimable?
EDMOND
Non , sans doute.
MATHILDE
Eh! bien , soyez-le.
edmond , embarrassé.
Soyez-le... soyez-le.,, c'est bien aisé adiré. Encore faut-il un sujet.
mathilde , froidement.
Ils sont tous à votre disposition. ( Grand moment de silence. ) Eh bien ! Monsieur?
EDMOND
Eh bien! mademoiselle, je ne sais plus ce que vous me demandiez. Moi , je n'ai pas l'habitude de faire de l'esprit en courant la poste. Et tenez , tenez , voici , grâce au ciel , les clochers de Melun ; (à part. ) Ce n'est pas malheureux.
LE POSTILLON
Monsieur, va-t-il à la poste ou à l'auberge?
EDMOND-
A l'auberge, et à la meilleure, (à Mathilde) n'est-ce pas?
MATHILDE
Y pensez-vous ? nous arrêter ici quand ma tante est peut-être à une lieue de nous , et quand le moindre relard peut nous faire perdre l'avance que nous avons sur elle !
edmond, avec humeur.
Il faut cependant déjeuner... car enfin ne
pas dormir, ne pas manger, c'est le moyen de se rendre malade.
MATHILDE , shhnnoit.
Peu m'importe!
edmoind, se reprenant.
Ce que j'en dis, c'est pour vous.
MATHILDE
Cela m'est égal , je n'ai besoin de rien.
EDMOND
C'est fort heureux, mais moi...
MATHILDE
Vous déjeunerez en route. Dites au postillon d'arrêter.
Comme vous voudrez, (à part) C'est fort agréable ! douze lieues sans sortir de voiture. . . Je suis déjà brisé, (haut) Postillon , j'ai changé d'idée; à la poste?...
matiwede.
Voici justement des femmes qui viennent vous offrir dans leurs corbeilles des gâteaux et des fruits.
hommes et fkmmes du peuple , entourant lu voilure pendant qu'on relaie.
Mon beau monsieur — ma belle dame — étrennez-moi — des gâteaux tout cbauds — ils sortent du four. Des belles poires de beurré — du beau chasselas... Vrai Fontainebleau.
EDMOND
Oui , du Fontainebleau sur la route de Melun , ce n'est pas le chemin.