‹ Tonkourou [microforme]Chapitre 68 sur 72 · LS G · texte numérisé non relu

LS G

La mère Jean Lozet auprès de la muraille Arrange le fauteuil et les chaises de paille, Puis eur chacun des lits met un blanc traversin.

Le prêtre rentre. Il est suivi du médecin.

Jls vont au moriboud et, pendant que l’un prie, L’autre tâte le poulx, palpe la chair meurtrie.

. —Eat-il mort? dit quelqu'un.

—Non, répond le doctenr,

Mais il mourra bientôt.

| Son œil observateur Suivait toujours du mal les différentes phases. Le moribond jets quelques lambeaux de phrases. Le médecin reprit :

—Un symptôme alarmant..… Mais il aura, je crois, un lucide moment.

En effet, le sauvage entr'ouvre la paupière Et sa lèvre paraît redire une prière.

I] fait avec le prêtre, une dernière fois, De sa débile main, le signe de la croix.

On dirait qu’un sourire a passé sur sa bouche. Il est beau, ce mourant.

On entoure sa couche ;

>Jcterir,

On lui presse la main pour les derniers adieux. Léon vient à son tour. Soudain, tout radieux, 11 se dresse et son œil luit d’une étrange flamme.

—Hélas ! murmure-t-on, c’est la fin, il rend l’âme!

Mais lui, d’une voix forte :

—0h ! je meurs consolé!....

Jean, je te rends l’enfant que je t’avais volé... Le vr. ti; c’est Léon.... C’est Léon, je l’atteste! ... Sois loue ‘-rand Esprit!....

—ÆLt sa main fit un geste Pour prendre devant tous le Seigneur à témoin.

Alors un cri profond retentit jusqu’au loin.

L’indien retonba sur ses langes funèbres

Et son regard vitreux se couvrit de ténèures. Le prêtre le bénit. Il mourut en paix. Tel

S’éteint après la messe un cierge sur l’autel.

Te mr

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