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fat autorisée à en prélever 100.000. La Municipalité envoya des commissaires au Havre acheter des grains, au premier bateau qui en amènerait, (ia Ventôse- 2 Mars.) *
Quelque temps auparavant, le 19 Nivôse, le Conseil avait décidé la construction d'une fontaine à la porte Saint-Michel. Le citoyen Houdouart, ingénieur, avait été chargé de l'étude du projet.
Aussitôt après l'arrêté de Guillemardet, Cherest avait quitté Tonnerre. Il écrivait à ses amis qu'il reviendrait bientôt et ceux-ci annonçaient avec bruit son retour prochain. Ceux qui étaient sous la surveillance des autorités se moquaient de la Municipalité. Ils refusaient de se présenter au Bureau Municipal et sortaient de la ville sans se soucier des prescriptions de l'arrêté du 19 Nivôse. On fit encore circuler à Tonnerre et dans les communes voisines des pétitions pour demander le rappel de Cherest, on publia des libelles contre fe Conseil. 2
Une loi du i er Ventôse avait supprimé tous les Comités révolutionnaires. Celui de Tonnerre, avant de se séparer, adressa aux habitants une proclamation dans laquelle, après avoir fait l'éloge du 9 Thermidor, il récrimina contre les menées de Cherest qui se flattait de faire rapporter la mesure d'exil prise contre lui, et eri-