Ibid. — Depuis Brumaire
2. Registre et P. — Voir les différentes taxes du pain et des grains, jusqu'en Messidor.
La Municipalité avait repris les distributions de rrains, et autorisé la réouverture des fours. Le nour eau Conseil les fit fermer encore une fois et pour venir, tutant que possible, en aide aux malheureux, durant cette épouvantable crise, il fit cuire lui-même dans le four les ci-devant Ursulines. Cela lui permit de donner penlant quelque temps, au moins aux plus nécessiteux, du >ain au-dessous du cours. Des commissaires furent îommés dans chaque section pour faire des distribuions aux indigents, et on invita les citoyens aisés à se procurer eux-mêmes leurs grains pour prolonger les •essources de la Commune. *
Le 20 Pluviôse (8 Février), il n'y avait plus, dans es greniers de la Ville, que quarante quintaux de fronent et neuf quintaux de farine. La caisse du Bureau le Bienfaisance était épuisée, et on avait tant de fois : ait appel aux habitants les plus riches, que cette ressource même se trouvait tarie. On s'adressa à Guillemardet et on lui demanda tout au moins, qu'il fit cesser dans l'arrondissement les réquisitions pour l'armée et pour Paris. 2
En attendant, le District envoya à Paris M. Deschamps pour appuyer les demandes de secours de la Municipalité. Ses démarches furent heureuses et il obtint du Comité de Salut public une somme de 200.000 francs pour le district de Tonnerre, sur laquelle la Commnne