lbid. — 25 Floréal
3. MAILHE, conventionnel né . à Toulouse, membre à la Convention du Comité diplomatique, vota, dans le procès du roi, pour rappel au Peuple, servit, après le 9 Thermidor, le parti de ia *éac-
Juin). Le Conseil envoya une députation au-devant de lui. Il était accompagné, en qualité de secrétaire, de M. Moreau, de Saint-Florentin.
Le Représentant tint plusieurs Assemblées de la Commune. La plus intéressante fut celle du 12 Prairial, dans laquelle il fit comparaître Cherest et lui fit subir un interrogatoire qui dura plus de quatre heures.
Tous les ennemis de l'ancien Procureur-Syndic, tous les anciens meneurs du club de l'Hôpital, y assistèrent et l'accablèrent de récriminations. Ils l'accusèrent d'être l'auteur des discordes de Tonnerre et lui reprochèrent avec acrimonie toutes les mesures révolutionnaires prises en son nom. Bizet revint sur l'affaire des faux assignats et accusa le Procureur-Syndic de l'avoir dénoncé, alors qu'il savait son innocence. Cherest tint tête à l'orage, se défendit pied à pied et très habilement. Il se justifia des mesures révolutionnaires qu'on lui reprochait, sur ce que ses fonctions l'obligeaient à appliquer les décrets de la Convention, et l'autorisaient à faire tout ce que la sûreté publique lui paraissait exiger. Il rappela que sa conduite avait été approuvée à maintes reprises par les Représentants du peuple . Il retourna contre ses adversaires l'imputation de jacobinisme, et accusa la Société de l'Hôpital d'avoir
tion et fit décréter la suppression des Sociétés populaires. Membre? du Conseil des Cinq-Cents, secrétaire général de la Préfecture des Hautes-Pyrénées (1800), avocat à la Cour de cassation et au Conseil d'Etat (1806), mourut en exil, en 1834.
été plus jacobine que les Jacobins eux-mêmes. Il cita le discours de Percheron en l'honneur de Marat. *
Il y eut, à la sortie de cette séance, une bagarre dans la rue, et Cherest faillit encore une fois être tué. Mailhe le fit partir aussitôt pour Auxerre, où il fut enfermé.
La Garde Nationale fut dissoute et réorganisée. Mailhe fit pour elle un nouveau règlement et fit élire les officiers le 24 Prairial. 2 Les citoyens ne mirent pas un grand empressement à s'incorporer, et malgré les appels réitérés du Conseil, en Thermidor les compagnies n'étaient pas encore complètement reconstituées.
Le jour de l'élection des officiers, on donna, en l'honneur du Représentant du Peuple, un grand bal dans la salle de la Société populaire. Ce bal coïncidait avec la réception du bulletin de la Convention annonçant la reddition de la place du Luxembourg. Il fut précédé d'une fête civique et Mailhe prononça un discours patriotique. 3
1. Pièces justificatives. — Extrait du procès-verbal des assemblées tenues à Tonnerre par le Représentant du Peuple Mailhe, le 20 Prairial et jours suivants.