‹ Tonnerre pendant la Révolution, 1789-1799Chapitre 116 sur 128 · SOCIÉTÉ DES JACOBINS DE PARIS · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉ DES JACOBINS DE PARIS

Séance du Vendredi 20 Septembre i^g3

DUFOURNY. — Des muscadins de Tonnerre ont formé une Société qu'ils ont opposée à la Société qui vous est affiliée. Une rixe, une véritable guerre civile a été machinée par ces scélérats, et ils ont poignardé deux patriotes. Aussitôt, ceux-ci ont député, au nom des autorités constituées ; ces députés, pleins de confiance en votre fraternité, se sont adressés à votre Comité de Correspondance, qui m'a chargé de les accompagner au Comité de Salut public de la Convention. Ils y ont été bien reçus, on leur a promis qu'ils seraient admis à la barre de la Convention, et qu'on accueillerait la demande qu'ils font d'être secondés pour enchaîner tous les hommes suspects, avant que les douze cents jeunes gens patriotes, formant la nouvelle réquisition, abandonnent lejirs foyers, leurs pères, leurs

mères, pour voler au secours de la Patrie ; ils demandent à cet effet le citoyen Garnier (de l'Aube), et espèrent l'obtenir.

COMMUNE DE PARIS Séance du 23 Septembre i^ç3

Des citoyens de la Ville de Tonnerre font part au Conseil des discussions que fomente, parmi leurs concitoyens, une société soi-disant patriotique, composée de faux patriotes, et portant le nom de club de l'Hôpital. Ils entrent ensuite dans les détails des scènes désastreuses qui ont été provoquées par ces clubistes : dans une fête où l'on portait en triomphe les bustes de Brutus, Marat et Lepelletier, trois véritables républicains ont été assassinés. (Le Conseil et les tribunes font entendre un cri d'horreur). Mais la vengeanc de cet attentat se prépare. Tous ces contre-révolution naires doivent être arrêtés, d'après les ordres du Cornit de sûreté générale de la Convention. (On applaudit)— La députation termine en demandant qu'il soit pris de mesures pour que les membres de ce club, qui se réfugien~ — ^ à Paris, soient exactement arrêtés.

Le Conseil accueille cette proposition, et arrête qu» — * pour remplir l'objet de leur demande, il en sera donn .^e connaissance à tous les Comités révolutionnaires dx^^s sections, avec invitation d'y mettre la plus exacWe surveillance.

(Moniteur de i^g3 9 n° 268)*

PENDANT LA RÉVOLUTION 28g

*€cret de la Convention Nationale du 20 Septembre 4793 Tan second de la République Française une et indivisible, qui approuve les mesures prises par le Ministre de la Justice pour punir les auteurs des assassinats commis sur des membres de la Société populaire de Tonnerre.

La Convention Nationale, après lecture de la pétion des citoyens députés par la Société populaire de *onnerre, dans laquelle ils ont dénoncé des assassinats Dmmis nouvellement sur plusieurs membres de cette ►ociété, et ayant pris connaissance des mesures déjà rises par le Ministre de la Justice, pour faire punir es crimes dénoncés,

Décrète qu'elle approuve la conduite du Ministre de i Justice, et lui enjoint de continuer les poursuites, ■our que les coupables soient punis suivant la rigueur [es lois ; qu'elle envoie la pétition à son Comité de Jûreté Générale, pour lui faire un rapport relativement ux nouvelles manœuvres des mauvais citoyens, qui se assemblent dans plusieurs villes, où il y a depuis longemps des Sociétés populaires pour en former de nouvel- 2S, dans l'intention de livrer la guerre à celles qui professent les vrais principes républicains, et méditer plus jurement les moyens de trahir la Patrie.

(Bibliothèque de Tonnerre, pièces concernant la Période révolutionnaire, liasse 3).

Société des Jacobins de Paris

Séance du 6 Frimaire an II

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