‹ Tonnerre pendant la Révolution, 1789-1799Chapitre 20 sur 128 · Ibid. — Séance du 30 Juin · texte numérisé non relu

Ibid. — Séance du 30 Juin

3. Ibid. — Séances des 8 Mai et 17 Juillet. — Procès-verbaux, etc. Tome I, page 410.

PENDANT LA RÉVOLUTION 5g

L'Hôpital avait protesté contre la suppression du droit de minage faite le 2 Septembre par le Comité permanent ; un sieur Guyot, fermier de l'Hôpital et adjudicataire du droit de minage, réclamait une indemnité que l'Hôpital et la Ville refusaient de payer. Celle-ci voulait la faire supporter parles membres du Comitépermanent qui, disait-elle, avait usurpé des fonctions qu'il ne tenait de personne. Le Conseil en appela encore au Directoire du Département; la Ville fut condamnée à rembourser au sieur Guyot une somme de 197 livres d'une part, plus i5 livres i5 sols 6 deniers de frais d'actes et de résiliation du bail passé avec un sieur Portier, pour les bâtiments servant à engranger les grains provenant de cet impôt. *

Mais c'est surtout dans les démêlés de la Municipalité avec lu Compagnie des Chevaliers de l'Arquebuse, que se montra l'animosité contre la Bourgeoisie.

L'institution de l'Arquebuse à Tonnerre était fort ancienne. Elle avait subi au commencement du 18 e siècle une réorganisation complète sous les auspices de François-César Le Tellier, fils du marquis de Louvois, comte de Tonnerre, et au mois d'Avril 1790, elle avait conclu un Concordat avec les Compagnies des quatre provinces de Brie, Champagne, Ile-de-France et Picardie, sous le haut commandement du comte d'Artois. Les Chevaliers se réunissaient tous les ans pour tirer l'oiseau, appelé Papegaut; le vainqueur recevait le titre

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