Reg. /. — 4 Juillet
l'abbé Robert, était parti quelque temps auparavant et fut compris dans la liste des émigrés.
Poupas, vicaire de St-Pierre et Tetel, vicaire de Notre-Dame, se rétractèrent dans les mêmes termes les 28 Août et 6 Novembre suivants ; mais plus tard, le i3 septembre 1792, ils écrivirent à la Municipalité : « que les explications qu'ils ont données dans leurs lettres du 28 Août et du 6 Novembre ne devaient pas être considérées comme des rétractations, et qu'ils persistaient dans leurs serments. » 4
Quant aux religieux des Minimes, ils s'enfuirent de Tonnerre et disparurent, abandonnant leur Collège et ses élèves.
Tous les autres prêtres de Tonnerre se conformèrent à la loi du 26 Août 1792 et renouvelèrent leur serment civique.
Cependant, parmi les religieux qui, à la même époque (Août 1792), refusèrent de prêter serment, se trouve un curieux personnage nommé Claude Richoux, dit Isaac, et qui exerçait la profession singulière d'Ermite au Mont-Sara.
Malgré les injonctions réitérées de la Municipalité, il s'obstina dans son refus, prétendant qu'il n'avait jamais prononcé de vœux et qu'il n'avait embrassé que par goût la vie cénobitique. Cela dura des mois, on le fit enfin arrêter et mettre en prison, mais quelque temps après, le doyen Horiot prouva qu'enjeffet il n'avait reçu
i. Reg. L. — Séance du 13 Septembre 1792.
aucune ordination, et on le remit en liberté. Son ermitage fut vendu comme bien national. Plus tard, Termite du Mont-Sara tomba dans une misère profonde et mourut à l'Hôpital en 1794. *
Les Religieuses Ursulines ne quittèrent leur Couvent que le 3o Septembre 1792. Le Conseil Général fit enlever l'argenterie et la remit au District pour être envoyée à la Monnaie de Paris. Lorsque les Officiers municipaux Bernard et Huguenin, chargés du récolement des vases sacrés, pénétrèrent dans la chapelle du Couvent (aujourd'hui salle du Théâtre), ils y trouvèrent des hosties consacrées, sur lesquelles ils n'osèrent porter la main. On ferma la chapelle et quelques jours après, les prêtres de la Ville enlevèrent le pain mystique, avec les cérémonies d'usage. 2 On y installa ensuite la Justice de Paix, puis les bâtiments servirent de club et de lieu de réunion; ce n'est qu'après la Révolution qu'ils furent cédés à la Ville pour y installer le Collège communal.
Les sœurs de l'Hôpital ne furent pas inquiétées. On les obligea seulement, en Octobre 1792, à changer leur costume, ou tout au moins leur voile et leur coiffure. On les désigna alors sous le nom de citoyennes employées au service des pauvres.
Aussitôt après la fuite des religieux réfractaires des
i. Reg. L. — 30 Septembre 1793, 26 Avril 1793. — Btg. K. — 27 Avril. — Reg. N. — 29 Fructidor, an II. — Reg. S. — 5 Frimaire, an III.