‹ Tonnerre pendant la Révolution, 1789-1799Chapitre 31 sur 128 · Registre J. — 27 Juillet, 16 Août, 3 Septembre · texte numérisé non relu

Registre J. — 27 Juillet, 16 Août, 3 Septembre

2. Registre J. — 27 Juillet, 3 Août et 13 Septembre. Le même jour, 13 Septembre, le Conseil prit une délibération dont la singularité mérite d'être signalée : « Considérant, dit-elle, que les cloches de la paroisse n'étant pas d'accord, étant en outre d'un ton si

aigu qu'elles sont très incommodes à toute la Ville , arrête que

l'Administration sera priée de prendre ces motifs en considération, et accorder à la ville de Tonnerre l'échange des quatre cloches de Sairt-Michel contre les quatre cloches de la paroisse Notre-Dame. » (Même Registre).

commandant la 18 e division militaire, vint à Tonnerre à ce moment, et à l'occasion du 14 Juillet, passa au Pâtis la revue des hussards et des compagnies de la Garde Nationale. Officiers et soldats prêtèrent serment et jurèrent : « d'employer les armes remises entre leurs mains à la défense de la Patrie ; de maintenir contre tous les ennemis du dedans et du dehors la Constitution décrétée par l'Assemblée Nationale ; de mourir plutôt que de souffrir l'invasion du territoire Français par les troupes étrangères, et de n'obéir qu'aux ordres qui leur seront donnés en conséquence des décrets de l'Assemblée Nationale. » j

Un décret du 22 Juillet avait ordonné la mise en activité immédiate de quatre-vingt-dix-sept mille gardes nationaux. Le contingent assigné au département de l'Yonne était de deux bataillons, en peu de temps il s'en forma trois.

Soixante-huit volontaires Tonnerrois se firent inscrire à l'Hôtel-de-Ville pour cette première levée, et le 18 Septembre, la Municipalité leur distribua les cinquante fusils donnés par le Département. Ces jeunes gens furent enrôlés dans la deuxième division de l'Yonne et partirent pour Joigny le 21, sous la conduite d'un nommé César Brûcker, le premier d'entre eux qui s'était fait inscrire. Ils formèrent plus tard le troisième bataillon de l'Yonne et prirent une part glorieuse à la campagne de 1792.

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