‹ Tonnerre pendant la Révolution, 1789-1799Chapitre 42 sur 128 · Beg. L. — Séances des 2 et 9 Septembre · texte numérisé non relu

Beg. L. — Séances des 2 et 9 Septembre

PENDANT Ï.A RÉVOLUTION v IÔ5

Champ dé Fédération, où les commissaires lès passè- 1 rent en revue. « Si quelques-uns d'entre vous, leur dit Bouin, ne se sentent pas la force de remplir le devoir que la Patrie leur impose et de garder le poste honorable qui leur est confié, qu'ils sortent 'des rangs! » Tous répondirent par 4e cri de : Vive la Nation ! et demandèrent à être mis tout-de suite en présence <ie l'ennemi qu'ils devaient combattre. Ils obtinrent Factorisation d'enttnfener avec eux les canons' de la Ville ; la Municipalité fit faire des avant-trains, leur donna les fusils qu'elle avait commandés au sieur Régnier, et ils partirent bientôt rejoindre leurs camarades du 3** bataillon ' de l'Yonne. *

Les travaux dii Canal étant interrompus, la Municipalité demanda le départ des hussards, et leur envoi

- aux frontières. 2

Les commissaires du Gouvernement profitèrent de

- leur séjour à Tonnerre pour faire mettre en arrestation

- les sieurs Maréchal, régisseur -, et Fournerat, tuteur onéraire du mineur Le Tellier, fils du marquis de Louv&is.

- Ils ordonnèrent des perquisitions dans les châteaux et

' maisons d'AnCy-le-Franc, Maulne, Ravières, Lefcinnes

* et Pacy, appartenant^ au mineur. L'argenterie d'Ancy- - • ' ■ • - ...

1. Registre L. — Séances des 17, 18 el 22 Septembre. A cette dernière- se trouvent les noms des cent volontaires.

2. Les travaux du Canal de Bourgogne, repris en 1308, ne furent définitivement achevés qu'en 1832. L'ingénieur en chef du Canal, à Tonnerre, fut M. Faucherot, ancien compagnon de voyage du comte de Choiseul-Goa44ier. On lui doit, à Tonnerre/ le Grippot et la salle 4e Spectacle.

le-Franc fut enlevée et déposée dans les caves de la maison commune de Tonnerre, où elle resta jusqu'à la fin de la Révolution. *

Sur la proposition de Danton, l'Assemblée avait voté, le 28 Août, une mesure de salut public qui autorisait les Municipalités à faire des visites domiciliaires dans toutes les communes, pour constater ce qu'il existait d'armes, de munitions, de chevaux et de voitures. Elles étaient autorisées aussi à désarmer les suspects et à distribuer leurs armes aux défenseurs de la Patrie.

Le Conseil invita les citoyens à porter à la maison commune toutes les armes en leur possession, et fit faire des visites domiciliaires pour constater la quantité de munitions, le nombre de chevaux et charrettes dont on pouvait disposer pour le besoin des armées. Le rapport des commissaires du Conseil constate qu'on trouva : 181 fusils de munition, 27 fusils à deux coups, 192 fusils simples et 85 pistolets. Ces armes appartenaient à 275 personnes : 5oo seulement, n'étaient pas armées. 2

En même temps, les pères et mères d'émigrés furent consignés dans leurs maisons; les biens de ces derniers furent mis sous séquestre et la Municipalité ordonna des perquisitions chez tous les particuliers « dont le patriotisme était reconnu pour ne pas être très pur. »

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