Registre M. — Séances des 22, 21, S9 Mars
De son côté, le Conseil répondait aux attaques de la* Société populaire en envoyant à Auxerre des commissaires chargés de le défendre, et en rédigeant de longs mémoires où il s'efforçait de justifier sa conduite; il 1 s'opposait à l'exonération du fils aîné dé Cherest 1 ' *etr faisait parvenir sa protestation au Ministre delà Guerrer il refusait des certificats de civisme aux membres de I* Société populaire^ entre autres à Cherest- Verne -, à Gau* pillât et à Bailly, un clerc de Cherest qui ne tardera pa9r à jouer un rôle dans les affaires de la Ville ; il exigeait la production du registre des délibérations de là Société et repoussait toutes les pétitions que celle-ci* lui' adressait; s
Les plaintes de la Société populaire étaient justifiées par ce fait, que, jusqu'au mois de Mars, le Conseil 1 Général s'était refusé à l'exécution des mesures révolutionnaires décrétées par la Convention, telles que cellfc concernant les suspects.
Enfin, sur une dernière pétition du club, le Dépars tement,. par un arrêté, du 26 Mars, le mit en demeure de les appliquer dans les 24 heures, et de désigner les suspects.
Le Conseil se contenta de mettre la Garde nationale* en réquisition permanente et de faire quelques visiter domiciliaires. Les étrangers et les voyageurs furent.
i. Cherest avait cinq enfants, tous garçons. Deux étaient sous les. drapeaui, et l'aîné venait d'être renvoyé dans s#s foyers, pour faiblesse de constitution.