‹ Tonnerre pendant la Révolution, 1789-1799Chapitre 6 sur 128 · Registre d% Comité permanent · texte numérisé non relu

Registre d% Comité permanent

le Comité, ni à nommer les officiers de la milice. Sur ce point, les plaintes étaient unanimes et l'usurpation de la Municipalité était flagrante.

« Eh! quoi, disait-on, il s'agit de défendre nos foyers, nos familles, et nous ne sommes pas consultés 1 Notre Assemblée Municipale, non contente de conserver un pouvoir que nous lui dénions, veut nous imposer des chefs auxquels il nous répugne d'obéir? Qu'arrivera-t-il, si la Ville est dans l'obligation de se défendre, si ces jeunes gens, ces étrangers qu'aucune attache ne lie à nous, qui ne sont pas même tenus de servir, font défaut au moment du danger? N'était-ce pas aux habitants à veiller eux-mêmes à la sûreté de la Ville et de leurs intérêts les plus chers, et qui, mieux qu'eux mêmes, pouvait savoir à quels chefs il leur convenait d'obéir? »*

Le mécontentement était donc général. Il en résultait que le service de la milice était fait avec la plus grande négligence, et les punitions venaient encore ajouter à l'irritation de tous.

1. Ibid. Mémoire des habitants de Tonnerre au Comité permanent.

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