IHd. — Séance du 16 Juin
l50 TONNERRE
adopter. Bailly, dans son procès-verbal, avait atténu autant que possible ce que la proposition Millot pou vait avoir de dangereux pour son auteur. Il y avai annexé une déclaration que Millot retirait sa motion. Le vacarme fut effroyable, on se battit à la tribune ; aucun orateur ne put prendre la parole ; Cherest se prétendit insulté, resta couvert une grande partie du temps et leva la séance à deux heures du matin sans qu'aucune décision ait pu être prise au milieu du bruit et des altercations.
Le procès-verbal de Bailly est resté au registre; Cherest Ta signé* avec protestations pour inexactitudes et omissions essentielles » ; Bailly « avec protestations contraires. » *
Le 23, les discussions sur le procès-verbal recommencent, et le tumulte est de nouveau épouvantable. Les deux partis en présence et en nombre à peu près égal, s'interpellent avec une violence inouïe. Les uns occupent le milieu de la nef, les autres les bas côtés de l'Eglise ; ceux-ci demandent le remplacement du Président, ceux-là, la nomination d'un autre Secrétaire. Ce fut une scène indescriptible et jamais les voûtes de Notre-Dame ne retentirent d'autant de cris furieux. Cherest multiplie les rappels à l'ordre, ne cesse d'ôter et de remettre son chapeau, il ne peut obtenir un seul moment de silence et ajourne la Commune au lendemain soir. 2